L’affection

 

La haine, c'est la colère des faibles. Alphonse Daudet

 

Elle croisa l’affection en chemin,
Trahie elle lui tendit la main,
Trop d’ignorances alors chez elle
Pour comprendre une horreur telle.

 

De ses doigts mielleux et crochus,
Donnant ordre, les bras tendus,
Elle pressait avec un grand rire,
Ce rose cœur devenu cire.

 

Mon Dieu, n’eût-elle pu éviter
Ce qui l’eût frappée sans pitié ?
L’amour est comme une blessure,
Si un rire inonde la censure.

 

Elle croisa la haine en chemin,
Haine et amour ne font plus qu’un,
Quand les larmes si vaines ruissellent,
Comment comprendre une horreur telle ?

 

*** Gen ***
Numéro 1001
Publié dans L’amour