Poésie de Paul Courget

L’art de la poésie. Dans une poésie, on peut tourner une idée dans tous les sens. Et si elle ne donne pas toujours la solution vraie du problème car il faut trouver les rimes, elle s’en rapproche, du moins beaucoup, si on trouve les mots qu’il faut.

 

Soir de juillet

 

Tout près du jardin sombre où les roses trémières
Adoucissent l’éclat de leur bouquet penchant,
Un rossignol grisé d’amour dédie un chant
D’adorante ferveur aux étoiles premières.

Le clos herbeux, berceau de l’agreste maison,
Dans l’air calme alanguit ses houles de verdure,
Et la clarté s’attarde aux beautés sans mesure
Du multiple décor que cerne l’horizon.

Du fond de la tonnelle où nous cherchions l’ombrage,
Nous goûtons la fraîcheur qui, d’un lointain orage,
S’épand sur la nature en ondoyants frissons …
Et cette heure de grâce et de douceur fragile
Mêle au charme embaumé des chaudes floraisons
La présence toujours vivante de Virgile.

 

*** Paul Courget ***

« La flamme qui brûle »
Publié dans La tendresse

 

 

 

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