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L’inconnu

 

Le mendiant, Pixabay

Le mendiant

 

Ma gamelle dérisoire sert de tirelire.
Les temps sont difficiles : pas la moindre Lire !

Elle pourrait les compter sur une seule main
Les quelques « mercis bien » qu’elle lança à l’Humain !
Mon Maître ne savait faire : qu’à peine un peu de lyre,

Qui de vous me voyant oserait introduire,
la bonne nourriture de ses vieux jours ?  Oui vo’t main !
Il faut s’en occuper, en étendant son pain ;
Je déclame « charité, charité, il a faim ».

S’il vous voit approcher, quel bon repas enfin !

Stop, rien dans vo’t main, seulement un sourire, 
qui mêle vos regards. Je vous dis :  s’il n’avait  faim !
Réconfort pour lui,  l’amitié de son prochain,

un chant céleste…  mais sans le don, c’est un soupir.

*** Gen 20 octobre 2007***

Numéro 1003

Publié dans La mélancolie

Image parAllen Ramos de Pixabay

 

 

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