Théories


Nous vaincrons les hordes –

 

Victor Hugo



O libre France enfin surgie !
O robe blanche après l’orgie !
O triomphe après les douleurs !
Le travail bruit dans les forges,
Le ciel rit, et les rouges-gorges
Chantent dans l’aubépine en fleurs !

La rouille mord les hallebardes.
De vos canons, de vos bombardes
Il ne reste pas un morceau
Qui soit assez grand, capitaines,
Pour qu’on puisse prendre aux fontaines
De quoi faire boire un oiseau.

Au fond des cieux un point scintille.
Regardez, il grandit, il brille,
Il approche, énorme et vermeil.
O République universelle,
Tu n’es encore que l’étincelle,
Demain tu seras le soleil !…

Victor Hugo

 

De notre intellect

Voir en plein écran

La vierge noire : iconographie et origines


Les Vierges noires sont des statues de la Vierge Marie du Moyen Âge, véritables rencontres avec la divinité. La plus célèbre est Notre Dame de Rocamadour. Mais, le problème des origines, c’est le nombre considérable de pourquoi ? Comment venir prier la Vierge, en pèlerinage, dans un site aussi sauvage, loin de tous les centres habités ?

Il n’existe aucune certitude historique sur les origines. Pourquoi une Vierge noire ? La survivance d’un symbolisme chrétien exigeant la couleur noire ? Dans Rocamadour, est « roca », une hauteur féodale, à l’époque, fortifiée, etc., ou bien faut-il attribuer la légende historique médiévale à l’Amadour du Roc ? Nous ne savons rien, avant le XIIe siècle, de Rocamadour. Les métamorphoses Dans la chapelle, même si beaucoup d’éléments spirituels de la symbolique des Vierges romanes restent inconnus, cette coloration noire se contemple encore. Celle qui a accueilli huit siècles d’espérances, soucis, douleurs des femmes et hommes venus prier à Rocamadour. Une pénombre fumeuse. La chapelle ne possède plus, depuis l’agrandissement du XIXe siècle, que deux murs : le méridional et mur du chevet à l’est. Précisions utiles pour l’iconographe, elles aident à mieux prendre conscience de l’exiguïté des lieux dans lesquels, des heures et des heures, les pèlerins levaient les yeux vers la statue que la lueur vacillante des cierges faisait scintiller.

La Vierge est noire, mais belle

Notre Dame, au-dessus de l’autel, n’a plus l’allure énigmatique ni l’expression mystérieuse des Vierges romanes décorées. Elle a souffert des injures du temps, de l’histoire, mais conserve un discret sourire d’une indicible bonté que ne parviennent à atténuer la rudesse des traits, l’hiératisme brutal de l’attitude.

L’enfant Dieu

La Vierge fût conçue de majesté divine et vous voyez un enfant à des allures de vieillard. Elle a été taillée par un artiste au XIIe siècle dans un bloc de bois très dur. Il a sculpté l’enfant qui trône sur son genou gauche dans un autre morceau de bois. Le siège est comme un reliquaire, un trou, à la base en alvéole. Revêtu de minces feuilles d’argent, l’enfant devait tenir un sceptre. Et des couronnes dorées récentes sont un ersatz à celles qu’avait offertes le pape, Pie IX en 1853.

Les ocres du couchant

Le soleil va se coucher, derrière les plissements sombres des Causses, par-dessus la vallée de la Dordogne. Elle va passer. Tenez-vous sur la montagne. Saurez-vous vraiment l’entendre ?

 

Image à la une : Author
By The original uploader was Roby at French Wikipedia. [GFDL or CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Une entracte au coeur des sphères des minerais – Le granite


Le granite est une roche très répandue au sein des continents et on ne l’a jamais observé en train de se former. On se demande bien alors quelle serait son origine ….

 

Une roche de profondeur

Les spécialistes ont étudié au microscope, une lame mince de granite en lumière polarisée (étude sur une surface horizontale)  qui montre à la fois les minéraux avec leurs teintes caractéristiques et leur disposition.
Tous les cristaux sont accolés et engrenés les uns dans les autres sans laisser d’interstices. Le mica et les feldspaths sont des cristaux aux formes bien définies tandis que le quartz semble remplir les intervalles entre les autres minéraux. Contrairement au basalte, le granite n’a pas de verre, pas de microlites ; tous les cristaux sont visibles à l’œil nu. C’est un indice montrant que le granite provient d’une roche en fusion, ou magma, dont le refroidissement a été très lent, permettant une cristallisation complète. Ce phénomène s’est produit en profondeur. Lors de ce refroidissement les cristaux sont apparus progressivement : les micas ont cristallisé les premiers, puis les feldspaths dont certains entourent les micas ; le quartz est apparu enfin, ce qui explique qu’il occupe la place laissée libre entre les autres cristaux et qu’il n’a pas de forme cristalline bien définie.
Le granite est une roche magmatique de profondeur.

A lire

Le granite est une roche magmatique dont la solidification se produit en profondeur. Le refroidissement très lent permet une cristallisation complète de tous les minéraux. Dans certains cas, le magma granitique monte à travers des roches préexistantes et forme un massif granitique intrusif. Cette mise en place est accompagnée d’une transformation des roches encaissantes.

Sources : géologie bordas

Le granite, terme ultime du métamorphisme


Dans les chaînes de montagnes, les granites sont associés aux zones où le métamorphisme se manifeste.

 

têtes dans du granite

Métamorphisme

Les causes et la diversité du métamorphisme

Des études réalisées en laboratoire montrent que certaines roches soumises à des conditions de pression très élevée peuvent subir, tout en restant à l’état solide, des transformations comparables à celles observées dans la lithosphère. Une température élevée est essentielle pour la formation de nouveaux minéraux ; quant au feuilletage, il est provoqué par la pression. On sait que la température augmente avec la profondeur ; il en est de même pour la pression.
Vers 30 km de profondeur, la température est de l’ordre de 900 °C et la pression de 7 kbar.
Le métamorphisme du Limousin résulte des températures élevées et des fortes pressions qui régnaient dans les profondeurs au moment où les roches ont été transformées.
Le métamorphisme de l’auréole de Flamanville est un métamorphisme de contact : il n’affecte les roches que sur de faibles distances ; le facteur essentiel dans ce cas est la température du magma monté à travers les roches sédimentaires.

Métamorphisme et mouvements des plaques

Les conditions du métamorphisme ne peuvent se produire que dans certaines régions du globe : les zones instables de la lithosphère, là où les plaques se rencontrent. Dans les zones de subduction et de collision, les roches sont soumises à des températures et à des pressions considérables, elles peuvent se métamorphiser. En certains points, l’augmentation de température est telle que les roches fondent partiellement et, en présence d’eau, donnent naissance à un magma granitique qui représente la forme ultime du métamorphisme.

Lors de la formation des chaînes de montagnes, le magma granitique peut migrer vers le haut tandis que les roches métamorphiques formées en profondeur sont entraînées vers la surface. Toutes ces transformations se réalisent au cours de millions d’années.

Métamorphisme

A lire

Le métamorphisme provoqué par des augmentations très importantes de température et de pression fait subir aux roches de profondes transformations.

Le métamorphisme régional affecte des roches situées en profondeur et sur de grandes surfaces.

Le métamorphisme de contact, local est dû à une intrusion de granite.

Le mouvement des plaques, dans les zones actives, peut expliquer la formation du granite et des roches métamorphiques ainsi que leur présence au sein des chaînes de montagnes.

 

Le granite, matériau des continents


L’étude de la vitesse de propagation des ondes sismiques a permis de montrer que la croûte continentale avait une composition différente de celle de la croûte océanique basaltique : elle est formée de granite.

Granite et gneiss sont des roches que l’on rencontre souvent ensemble. Elles ne sont visibles à l’affleurement que dans certaines régions : les massifs anciens et les montagnes jeunes.

Nous rencontrons cette roche au cœur des montagnes avec maint caractéristiques.

Au cœur des montagnes !

En France, le granite apparaît en affleurements étendus dans le Massif Central, le Massif Armoricain, les Vosges et la Corse. Ce sont des régions de montagnes anciennes, formées il y a environ 320 millions d’années. Elles ont subi une intense érosion et sont actuellement des régions d’altitude peu élevée.

Les affleurements sont peu étendus dans les Alpes et les Pyrénées. Ce sont des montagnes jeunes, formées il y a 60 millions d’années. Elles ont moins subi l’action de l’érosion.
Le granite est associé aux chaînes de montagnes et constitue en quelque sorte leurs racines.

Au fond des bassins sédimentaires !

Le granite n’affleure dans aucun bassin sédimentaire. Les sondages effectués dans le Bassin Parisien, le Bassin Aquitain, le Fossé Rhénan, la vallée du Rhône, montrent que le granite s’étend en profondeur sous d’épaisses couches de terrains sédimentaires. Ce soubassement, formé de granite, est appelé Socle.

Le granite : une roche cristalline !

 Le granite est une roche compacte. Il n’est pas disposé en couches ou strates mais en massifs souvent parcourus par des réseaux de cassures sans orientation privilégiée, les diaclases. Roche recherchée pour sa dureté et sa résistance à l’érosion, on l’utilise sous forme de pavés, de pierres de taille, de dalles et de bordures de trottoirs.
Le granite est une roche rugueuse au toucher car constituée d’un ensemble cohérent de minéraux visibles à l’oeil nu :

– Le mica noir, foncé et brillant, est formé de lamelles qui se séparent facilement les unes des autres.
– Les feldspaths, blancs ou roses de forme géométrique.
– Le quartz, de forme variée, grisâtre, plus ou moins translucide.
Tous ces minéraux sont des cristaux : le granite est une roche cristalline.

A lire

Le granite est le matériau de base des continents. On le trouve au coeur des montagnes, sur de grandes étendues dans les massifs anciens, sur de petites surfaces dans les montagnes jeunes, sous les bassins sédimentaires. Le granite est une roche compacte, non stratifiée, souvent fracturée ; entièrement cristallisée, il est constitué de feldspath, de quartz et de mica.

Sources : géologie Bordas