Les océans


 

La superficie totale des océans est voisine de 360 . 10 (6) km2 répartie en trois grands océans : Pacifique, Atlantique et Indien. Les Océans Austral et Arctique, aux limites imprécises, ont été incorporés aux précédents ainsi que les mers épi-continentales.

La répartition des reliefs continentaux est telle que les grands fleuves se jettent surtout dans l’Océan Atlantique (Saint Laurent, Mississipi, Amazone, Congo et Niger), apportant à cet océan des quantités énormes de sédiments terrigènes. Les grands fleuves asiatiques, au contraire débouchent dans des mers intérieures, comme la mer de Chine.

De ce fait, les sédiments qu’ils transportent ne transitent qu’exceptionnellement jusqu’aux fonds océaniques.

Quant à la morphologie des fonds océaniques, elle comporte le relief le plus important de la planète : la dorsale océanique, qui peut être suivie sur plus de 60 000 km et domine de plus de 2 000 m les plaines abyssales.

L’OCÉAN ATLANTIQUE

Sa superficie est de 107 . 10(6) km2. Il se développe sur une longueur de 20 000 km, en incorporant la plus grande partie de l’Océan Arctique et sur une largeur de près de 5 000 km. Sa profondeur moyenne est de 4 km.

Il recoupe brutalement des chaînes de montagnes d’âge varié dont on retrouve les éléments sur les continents américain, européen, et africain. Il s’agit de boucliers africain et brésilien, des chaînes calédoniennes britannique et canadienne, des chaînes hercyniennes européenne et appalachienne.

Les lignes de rivage africaines et sud américaines présentent une complémentarité frappante, ce qui est un argument en faveur de leur emboîtement avant l’ouverture de l’Océan Atlantique.

Les fonds océaniques atlantiques présentent une symétrie presque parfaite de part et d’autre de la dorsale. Celle-ci émerge au niveau de l’Islande.


Sources : Géologie Bordas

Les animaux tueurs


Si chaque jour, environ 100 espèces animales et végétales disparaissent de la surface de la Terre, irrémédiablement, sur les quelques 2 millions d’espèces recensées, il semble que ce soit peu. Surtout que les extinctions font partie d’un phénomène naturel.

La Terre en a déjà connu plusieurs de grande ampleur : ainsi, il y a 65 millions d’années, un tiers des espèces, dont tous les dinosaures, ont disparu d’un seul coup, sûrement en raison de la chute d’une météorite géante sur la Terre.

En 2004, l’Union mondiale pour la nature a dressé une liste rouge de 15 600 espèces menacées. Parmi elles, le faucon pèlerin et l’ours brun d’Europe ; le grand panda et le tigre d’Asie ; le ouistiti et le lynx roux d’Amérique ; l’éléphant et le gorille d’Afrique ; le papillon bleu et la grenouille mouchetée d’Océanie.

Et s’il faut lutter pour conserver ces animaux là, il est d’autres espèces bien moins sympathiques, celles qui, pour assurer leur survie, développent un système de défense autrement plus radical que les griffes ou les crocs, il s’agit du venin. Des chercheurs ont découvert le premier crustacé venimeux, appartenant à la classe des rémipèdes qui utilise ses antennes pour injecter une neurotoxine et des enzymes à ses proies.

Selon l’article publié par Morgane Henry sur Gentside Découverte, de nombreuses espèces, non encore en voie de disparition, misent sur les substances toxiques pour se défendre et attaquer. Certaines avec du poison absorbé ou ingéré, le venin, lui, est toujours injecté. Ainsi, chaque animal venimeux possède un mécanisme qui lui permet d’injecter directement sa toxine dans un autre animal : queue, épine, crochets, éperon, crocs, les choix sont multiples.

Ces variétés se rencontrent chez certains animaux définis comme les plus toxiques au monde.

Le poisson-globe. La mort provoquée par le poisson-globe est violente et rapide. Son poison entraîne étourdissements, vomissements, une accélération du rythme cardiaque, des difficultés à respirer et une paralysie musculaire. Les victimes meurent par suffocation entre 4 à 24 heures après l’ingestion et il n’existe pas d’antidote. Le poisson-globe a causé 20 à 44 incidents par an, entre 1996 et 2006. Concernant un plat culinaire réputé au Japon, le fugu, depuis, seuls les chefs qualifiés sont autorisés à le préparer, à cause de la peau qui s’avère mortelle.

Le taïpan du Désert. Le serpent « le plus venimeux au monde » est le Taïpan du Désert qui vit en Australie. Une seule petite morsure de l’animal contient assez de venin pour tuer 100 humains adultes ou une armée de 250.000 souris. Son venin est au moins 200 à 400 fois plus puissant que celui du cobra. En injectant une neurotoxine, le Taïpan du Désert peut tuer un homme adulte en moins de 45 minutes. Ce reptile est connu pour se montrer timide et peureux d’où aucune victime humaine n’a jamais été rapportée.

Les araignées-bananes. Les Phoneutrias, ou araignées-bananes, ont été reconnues, en 2010, comme « araignées les plus venimeuses au monde », par le Guinness World Records. Responsable de la plupart des morts humaines par morsure d’araignées, cet animal injecte à ses victimes une neurotoxine, plus puissante que le venin de n’importe quelle araignée. Le principal danger provient de ses déplacements rapides et insoupçonnables. Animal nocturne, l’araignée se cache la journée dans des zones habitées comme les maisons ou les voitures, mais aussi dans les vêtements ou les chaussures. Son venin engendre une douleur intense et peut entraîner un dysfonctionnement érectile chez l’homme.

Le poisson-pierre. Le poisson-pierre est jugé comme l’un des « poisson le plus venimeux au monde ». Caché dans les récifs, sa zone dorsale possède 13 épines qui injectent du poison contenu dans deux poches attachées à chaque épine. Sa piqûre, en fonction de sa profondeur, provoque douleurs intenses, choc, paralysie et nécrose des tissus. Ce poisson évolue sur les fonds des eaux tropicales de Pacifique et de l’Océan Indien.

Le rôdeur mortel. Contrairement aux croyances, la plupart des scorpions sont relativement peu dangereux pour l’homme puisque leur piqûre produit seulement douleur locale ou gonflement. Toutefois, le rôdeur Mortel n’entre pas dans cette catégorie. Son venin est un cocktail de neurotoxines qui peut causer douleur insupportable, puis fièvre, coma, convulsions, paralysie et enfin la mort. Heureusement, bien qu’ultra puissant, son venin a peu de chance de tuer un adulte en bonne santé. Ce sont surtout les enfants, les personnes âgées ou les personnes fragiles qui sont en danger.

La pieuvre à anneaux bleus. Minuscule, de la taille d’une balle de golf, mais assez puissante pour tuer un humain, la pieuvre à anneaux bleus produit assez de poison pour entraîner la mort de 26 adultes en quelques minutes, et il n’existe pas d’antidote. Considérée comme l’un des animaux les plus venimeux, sa piqûre est indolore. Toutefois, elle injecte une neurotoxine mortelle qui bloque la respiration menant à la mort.

Le cône marbré. Un très bel aspect, représenté par des objets souvenirs que l’on ramène de nos voyages sur des îles lointaines. Mais prudence, le cône marbré est aussi mortel que n’importe quel animal de cette liste. Un seule petite goutte de son venin peut tuer plus de 20 hommes. Par conséquent, n’y touchez pas si vous nagez dans un océan tiède. Les effets du venin peuvent être immédiats comme retardés. Il engendre alors douleur intense, gonflements, paralysie musculaire ou encore blocage de la respiration. Le cône marbré utilise une sorte de « harpon » rempli de venin qu’il lance dans une contraction musculaire vers sa proie. Actuellement, il n’existe pas d’antidote mais ‘seulement’ une trentaine de victimes ont été enregistrées.

Le cobra royal. Considéré comme le serpent venimeux le plus long du monde (jusqu’à 5,6 mètres), le Cobra royal est réputé pour se nourrir d’autres serpents. Une seule morsure peut entraîner la mort d’un adulte sain en 15 minutes. Il est même capable de venir à bout d’un éléphant d’Asie adulte en moins de 3 heures s’il le mord sur une zone vulnérable, comme la trompe. Son venin n’est pas aussi toxique que celui de certains autres serpents mais le cobra royal est capable d’en injecter au moins 600 mg en une fois. Il est le serpent qui peut provoquer le plus rapidement la mort.

Les dendrobates. Les dendrobates sont probablement le cadeau le plus empoisonné au monde : des grenouilles adorables mais mortelles. Longue de cinq centimètres en moyenne, la denbrobate dorée possède assez de poison pour tuer 10 hommes ou 20.000 souris. En effet, leurs couleurs magnifiques et variées sont associées à leur toxicité et à leurs niveaux d’alcaloïdes respectifs. Les dendrobates sécrètent une toxique alcaloïde qui recouvre ensuite leur peau. Leur contact est mortel. Ce poison vient du fait qu’ils s’alimentent en insectes venimeux. Si leurs aliments perdent leur toxicité, ces grenouilles deviennent alors inoffensives.

La méduse-boîte. Elle a le prix de « l’Animal le plus venimeux au Monde ». Depuis 1954, elle a causé au moins 5.567 morts à travers le monde. Ses toxines attaquent le coeur, le système nerveux et les cellules de la peau. Son venin est tellement puissant que les victimes humaines sont directement en état de choc et se noient ou meurent d’insuffisance cardiaque avant d’avoir pu atteindre la plage. Il n’y a aucune chance de survie, à moins d’être traité très rapidement en appliquant du vinaigre pendant au moins 30 secondes. Les méduses-boîtes évoluent dans les eaux d’Asie et d’Australie.

Eléphants en liberté, en Tanzanie

Alors 100 espèces de moins par jour, est-ce si problématique ? Oui, car cette sois, nous en sommes responsables. Evitons de raser les forêts et de polluer, en agissant ainsi l’homme détruit certaines lantes et bêtes. Et comme dans un milieu naturel tel oiseau mange tel insecte et tel rongeur se terre dans tel arbre, il détruit par ricochet d’autres espèces.

Alors que faire face au danger ? Dans toute situation de rencontre inopinée, il est nécessaire de  ne jamais les déranger,  jamais essayer de les toucher, nous commencerons par éviter l’agressivité. Il ne faut pas que l’animal se sente menacé et morde pour se défendre. Et toujours protéger son corps, ses mains, lors de randonnées aquatiques ou pédestres.

Source :  © Gentside Découverte, Maxisciences

La planète bleue


 

Planète bleue

La Terre vue de l’espace : De son point fixe, à 35 000 km au-dessus du golfe de Guinée, le satellite Météostat avait transmis cette image de la Terre. On pourrait comparer cette photo à un planisphère sur un Atlas. (Les nappes blanches qui traversent l’image sont des bancs nuageux).

  La terre est une des 9 planètes principales du système solaire, le Soleil lui-même n’étant que l’une des innombrables étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée.
QuartzCette galaxie, qu’on a pris longtemps pour l’Univers lui-même, est entourée de millions d’autres galaxies dans un univers qui apparaît comme infini.

  Parmi les planètes du système solaire, la Terre présente une originalité essentielle … c’est la seule qui réunisse les conditions compatibles avec la vie.

Une planète bleue !

Les astronautes américains qui, depuis la Lune, assistaient à leur premier « lever de Terre » s’écrièrent « notre planète est bleue ... » ; c’est l’eau qui en occupe presque toute la surface, et l’atmosphère qui l’enveloppe qui lui donnent cet aspect.
La présence de l’eau à l’état liquide et celle de l’air à l’état gazeux sont des privilèges qui lui sont réservés exclusivement ; ils ont des conséquences essentielles :
Les déplacements constants des masses d’air conditionnent les climats et notamment le régime des pluies … Venant de la mer, elles frappent les continents, les attaquent, entraînent les sédiments dans les parties basses … c’est ce qu’on appelle l’érosion qui accélère la destruction de la croûte terrestre et assure la formation des roches sédimentaires.
La présence de l’eau et de l’atmosphère, associée à une température relativement clémente (sur Vénus il fait 300 °C !), a permis l’apparition de la vie. Seule, dans l’état de nos connaissances actuelles, notre planète semble bénéficier de la présence de cette vie, sous ses deux formes essentielles, animale et végétale.

Le Soleil, qui apporte lumière et chaleur, est le moteur universel de tous les climats et de cette animation.

Le Globe Terre

Sphère légèrement aplatie aux pôles, notre globe a une masse globale considérable rapportée à son volume ; sa densité moyenne est de 5,5 ; or il se trouve que la densité des roches de surface ou de faible profondeur est de 2,7. Qu’en conclure sinon qu’au centre du globe se trouve une partie beaucoup plus dense, le noyau.

Les savants ont mis au point des procédés ingénieux qui permettent de se faire une idée précise de la structure interne de la Terre : au centre un noyau, puis le manteau, de consistance visqueuse, sur lequel flotte une croûte assez mince de quelques dizaines de kilomètres d’épaisseur. Cette croûte, nous le savons depuis peu d’années, est formée de plusieurs plaques rigides et mobiles.

La Terre est presque lisse

Les plus hauts sommets de l’Himalaya,, « le toit du monde », culminent à près de 8 000 m et l’ensemble des terres émergées à une altitude moyenne de 840 m. Ces chiffres sont faibles si on les compare aux profondeurs marines qui atteignent sur de grandes étendues jusqu’à 10 000 m.

De telles données sont impressionnantes pour l’Homme qui commence à explorer le fond de certaines fosses marines. Au regard du diamètre de la Terre, ces reliefs ne représentent guère plus que les granulations qui apparaissent sur la peau d’une orange.

« La Terre n’est pas la seule planète à posséder une atmosphère. Les nuages vénusiens ont longtemps constitué un obstacle à l’observation de Vénus, selon les sources des professionnels, et les planètes géantes ont une atmosphère particulièrement développée. La conquête spatiale a démontré que la composition de l’atmosphère terrestre est actuellement unique dans le Système Solaire. L’abondance de l’eau sous ses trois états (solide, liquide et gazeux) est une autre particularité de la Terre, au point de lui mériter le qualificatif de « planète océane ».

 

Sources : comprendre et enseigner la planète terre

L’évolution de la vie


La Terre a conservé dans les roches non seulement la mémoire de son histoire mais aussi celle de l’histoire de la vie. Les fossiles constituent autant de maillons que le paléontologiste va patiemment réunir pour reconstituer cette histoire. Ces maillons sont très fragmentaires car il faut toute une série de « hasards heureux » pour que des restes d’animaux ou de végétaux ayant vécu il y a plusieurs centaines de milliers d’années parviennent jusqu’à nous.

 

 

La naissance de la vie

La Terre est vraisemblablement la seule planète du système solaire possédant des êtres vivants. Alors que les scientifiques ont accumulé un très grand nombre d’informations sur les grandes étapes de l’histoire de la vie, ils sont encore incapables de dire comment se sont formés les premiers êtres vivants. Ils peuvent néanmoins affirmer que la vie est un facteur essentiel de l’évolution de la partie superficielle de la planète. Sans êtres vivants, il n’y aurait pas de sol, pas d’altération des roches, pas de roches sédimentaires.

Les étapes importantes

Quelques idées clés doivent être retenues des longues études réalisées par les paléontologistes :

– La vie a pris naissance bien après la formation de la Terre lorsque les conditions ont été favorables.
– Les formes vivantes, d’abord simples cellules, sont devenues progressivement plus complexes. En 3 500 millions d’années, on est passé des bactéries à l’homme.
– La vie à pris naissance dans les océans et les formes terrestres se sont différenciées beaucoup plus tard.
– Les êtres vivants sont tous « apparentés » les uns aux autres, de façon plus ou moins lointaine et dérivent d’ancêtres communs. Des formes intermédiaires (Archéoptrys, Ichthyostéga, fougères à graines …) sont là pour en témoigner.
– Dans le groupe des vertébrés, les reptiles ont, à l’ère secondaire, colonisé tous les milieux (aquatiques, terrestres, aériens). A la fin de l’ère secondaire, un grand nombre d’entre eux ont disparu brutalement et les causes tendant à expliquer leur disparition sont très nombreuses. On pense actuellement qu’un phénomène extraterrestre aurait provoqué un changement brutal de climat auquel un certain nombre d’espèces n’aurait pas résisté.
– Les documents fossilifères se raréfient dans les périodes reculées, antérieures à – 600 millions d’années, d’une part parce que les traces de vie ont pu s’effacer, d’autre part parce que les premiers êtres vivants avaient un corps mou dépourvu de coquille ou de carapace fossilisables, enfin parce qu’une grande partie des terrains restent encore inexplorés.

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LE BILAN

Le bilan
La Terre est une planète du système solaire. Lors de son refroidissement, ses constituants se sont organisés en couches concentriques. Au cours des temps géologiques, la couche solide superficielle ou lithosphère s’est constamment renouvelée. Les continents, qui en constituent les parties émergées, se sont cassés, ont dérivé, sont entrés en collision. Des chaînes de montagnes, édifiées au cours de cette dérive des continents, ont progressivement agrandi le domaine continental. Les êtres vivants sont apparus dans la mer, puis ont conquis le milieu terrestre. Dans tous les milieux, ils ont évolué en se diversifiant.

La terre continue à se modifier grâce à son énergie interne et à celle qu’elle reçoit du Soleil.

Sources géologie Bordas

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