Le climat en Aquitaine


Le climat Aquitain est tempéré. Il est marqué par la faiblesse des amplitudes thermiques, aussi bien entre les saisons que dans la journée.
Coucher de soleil en Aquitaine

Les déferlantes du littoral Aquitaine

Un climat de type océanique.

Un exemple de climat océanique (*)
Mois ………… J F M A M J J A S O N D Moyenne au total
Températures 6.1 5.8 7.8 9.2 11.6 14.4 15.6 16 14.7 12 9 7 11.6 en °C
Pluies……….. 133 96 83 69 68 56 62 80 87 104 138 150 1126 en mm

Les pluies tombent en toutes saisons bien que le maximum soit en hiver. Deux faits déterminent les types de temps océaniques : la circulation cyclonique d’ouest en est et l’Océan. Abordant les façades occidentales des continents tempérés, les perturbations y déclenchent des pluies nombreuses durant toute l’année. Même en période anticyclonique, la mer occasionne des brouillards. Les montagnes tempérées, en provoquant l’ascendance des masses d’air, reçoivent généralement beaucoup plus de précipitations que les bassins.

La continentalité croissant, les caractères du climat océanique se dégradent : l’amplitude des températures augmente, les précipitations ne sont plus de même nature, car les anticyclones perturbent la circulation cyclonique. Le climat océanique porte une végétation naturelle forestière de feuillus, arbres à feuilles caduques, dont le Chêne et le Hêtre représentent en Europe les deux espèces dominantes.La forêt océanique est pauvre en espèces. Le Chêne et le Hêtre représentent le stade final d’une évolution (appelée climax)  et les expériences réalisées dans des Réserves biologiques montrent le balancement du climax entre ces deux espèces.

Les côtes présentent un autre type de végétation, la Lande. Comme pour les savanes, on ne sait si les landes résultent d’un défrichement ou sont naturelles : l’importance des vents peut expliquer l’absence de la forêt en dehors des zones d’abri sur les côtes ; mais le défrichement peut très bien avoir détruit un équilibre précaire en raison des conditions rigoureuses (humidité, vent). La lande constitue cependant à l’heure actuelle une végétation en équilibre avec le milieu, puisque certaines prairies côtières abandonnées retournent en peu d’année à la lande.

En climat océanique, l’alimentation en eau n’est en principe jamais déficitaire, et les cours toujours en eau. Les crues sont d’hiver, sauf si le bassin versant se trouve dans une zone montagneuse. Au plan des sols, la permanence de l’alimentation privilégie les phénomènes de décomposition organique, en particulier sur sols calcaires. Le lessivage des éléments colloïdaux et du fer aboutit à la formation d’un sol commun à toute la zone tempérée mais surtout développé dans les régions de climat continental : le podzol. Mais, à des degrés divers, tous les types de sols océaniques présentent un horizon (partie du profil) lessivé, dans lequel subsiste seule ma matière minérale; cet horizon est généralement de teinte claire. Sous forêt de feuillus, avec une litière à décomposition rapide, on trouve des sols dus à l’altération de la roche et pauvres en matière organique : ce sont les sols bruns.

 

L’accumulation régulière de matière organique, la faiblesse des facteurs limitants de la décomposition, comme le gel, entraînent la formation d’humus, favorisés par l’intensité de l’activité microbienne en milieu tiède et humide.

Wikipedia SanchoPanzaXXI


Intempéries récentes 

Il est bon de connaître les particularités de ce climat pour comprendre les intempéries qui se sont abattues récemment sur la côte landaise. Des vagues d’une taille inhabituelle ont déferlé sur le littoral Aquitain, s’ajoutant  aux effets de l’érosion. La ville de Biarritz a été très touchée. Notamment la disparition d’une jeune femme par une déferlante  sur la côte alors qu’elle marchait sur le plateau du phare de Biarritz. Les recherches sont restées vaines.

Nées dans une dépression. La houle qui avait tout emporté sur son passage était née plusieurs jours auparavant à des centaines, voire des milliers de kilomètres des côtes du Sud-Ouest pour descendre sur l’Atlantique. Elle s’était formée sous l’influence de vents qui avaient soufflé fort et longtemps en raison d’une dépression très creuse.

La nuit qui précédait, la houle se trouvait encore au large des côtes de Charente-Maritime. La combinaison de cette houle et du vent aurait contribué à faire naître des vagues monstrueuses, de l’ordre de 13 mètres qui  ont atteint près de 17 mètres dans le sud du Finistère. Ces mouvements s’étaient ensuite dirigés vers l’ouest jusqu’à nos côtes Aquitaines pour s’y écraser, accompagnés de vents particulièrement forts. La houle s’est ensuite mise à décliner et cet élément favorable devait mettre fin aux dégâts déplorés à cette période.

 

Selon Emmanuel Bocrie il s’agirait d’un phénomène connu sous les tropiques. « Un cyclone au loin génère des vagues très hautes qui arrivent sur la côte avant le cyclone, voire sans le cyclone, dont la trajectoire peut être différente » :
Les vagues de submersion, qui ont été constatées sur le littoral atlantique sont à distinguer du travail classique de l’érosion. Les deux phénomènes s’ajoutent mais autant la submersion est ponctuelle, autant l’érosion est à l’œuvre sur le long terme. A notre époque interglaciaire, les fleuves n’apportent plus qu’un faible volume de sédiments depuis plusieurs milliers d’années. Les plages ne sont plus engraissées en sable. L’océan et le vent continuent, eux, à taper dans le stock et à transporter le sable repris. L’océan le déplace du nord vers le sud, sous l’effet de la dérive littorale (le sens est localement inversé sur la côte nord du Médoc).

 

***

Cette mécanique qui menace le littoral est aggravée par le réchauffement climatique. Celui-ci entraîne l’élévation du niveau de la mer. Il était modéré au XXe siècle (de l’ordre de 1,6 mm par an en moyenne). Le rythme est maintenant de 3,2 mm par an. Dans son dernier rapport, publié à l’automne, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) juge que le niveau des océans pourrait, dans le pire des cas, enfler de 98 centimètres en l’espace d’un siècle…

(*) : Brest
Sources : Géographie physique, Jean-Didier de Strasbourg

Brr, nous avons très froid !


 

L’élévation globale de la température moyenne de la Terre a déjà eu et devrait avoir des conséquences sanitaires dont on parle généralement peu.

 

L’homme et le réchauffement des XXe et XXIe siècles

Notre Terre est malade

 

L’élévation globale de la température moyenne de la Terre a déjà eu et devrait avoir des conséquences sanitaires dont on parle généralement peu. La multiplication des inondations favoriserait, entre autres, le développement d’épidémies de choléra, la prolifération des moustiques, dont la répartition géographique serait modifiée et étendue. Ainsi, Plasmodium falciparum, le parasite vecteur du paludisme, ou malaria, atteint depuis ces dernières années la Corée du Nord et celle du Sud, les côtes méridionales de l’Afrique, l’ancienne Union soviétique, les états du Sud des États-Unis. Dans les années 1990, New York a connu des cas de paludisme.
La dengue, dont le virus est transmis par les moustiques Aedes aegypti, sévit dans les Andes, les hauts plateaux du Mexique et des Indes et même dans la ville de Buenos Aires, la mal nommée. La prolifération des moustiques contribuerait aussi à multiplier les cas d’encéphalite, d’infections peu connues comme celle engendrée par le virus du Nil, récemment identifié à New York.
Si les causes de ce réchauffement récent sont probablement multiples, l’homme est souvent désigné comme le principal fautif. Parmi les causes passées en revue précédemment, on peut éliminer les phénomènes agissant sur de longues durées, comme le déplacement des continents (quelques kilomètres par million d’années) ; la réorganisation des circulations atmosphérique ou océanique suite à la surrection de reliefs, l’ouverture de détroits ; les variations du taux de CO2 atmosphérique d’origine magmatique ; les cycles de Milankovitch.

 

 

 

 

La vie au Précambrien (1) – les bactéries.


Au Précambrien, la vie est macroscopique, essentiellement représentée par des bactéries qui colonisent tous les milieux. Si les plus anciennes eubactéries ont environ 3,5 Ga, des composés organiques, qui pourraient être des traces de vie, ont été identifiés dans des roches.

 

Histoire de la vie
Grandes étapes de l’évolution du vivant
A partir de 2 Ga, deux phénomènes ont modifié la biosphère : l’apparition de dioxygène dans l’atmosphère et l’hydrosphère, associée à la prolifération bactérienne, et l’avènement des eucaryotes. L’oxygénation des eaux océaniques a eu des conséquences sur la formaion des minerais de fer marins, qui constituent les plus importantes réserves de fer de la planète.
Fer
Le fer est soluble dans l’eau sous sa forme ferreuse. Après 2 Ga, en raison de la présence de dioxygène dans les eaux, le fer est sous sa forme ferrique, insoluble dans l’eau. Le fer ne peut plus s’accumuler dans les océans. Tous les grands gisements de fer marins, où le fer est fréquemment associé à des minéraux siliceux, on un âge compris entre 2,5 et 2 Ga.
Les bactéries, le plus souvent des cyanobactéries préservées dans les roches ferrugineuses, siliceuses et carbonatées du Protérozoïque, sont morphologiquement et anatomiquement identiques à leurs homologues actuels : cellules, certaines en cours de division, et filaments, certains spiralés.
(1) – Première ère géologique dont la durée est estimée à quatre milliards d’années

 

Les cycles de l’azote


L’azote est présent dans les composés fondamentaux de la vie : les acides aminés, briques des protéines, et les acides nucléiques, porteurs des informations génétiques. Les acides aminés comprennent un groupe amine et un groupe carboxyle. Les acides nucléiques ont une structure plus complexe. Ils sont constitués de chaînes de nucléotides, ces derniers étant composés d’une molécule de phosphate, d’une molécule de ribose (sucre) et d’une base azotée.

Phoque marin

Après le carbone, l’azote est le second élément recyclé

Le cycle biochimique de l’azote est complexe.  En simplifiant, on peut considérer que, dans la nature, l’azote est représenté sous trois formes principales :

– le gaz N2, principal gaz atmosphérique,
– le gaz ammoniac NH3 (l’ammoniaque étant une solution aqueuse)
– l’ion nitrate.


L’azote atmosphérique N2 n’est pas directement assimilable par la majorité des organismes.
Le lien avec l’azote organique est fait par des bactéries des sols et des eaux, capables de fixer N2. Ces bactéries, associées aux racines de certaines plantes (comme les légumineuses), transforment N2 en nitrate et en ammoniac à partir duquel se forme l’ion ammonium.

L’autre mode d’assimilation atmosphérique est indirect : l’oxydation de N2 par le dioxygène de l’air est catalysée apr des décharges électriques lors des orages. Il se forme des ions nitrate et nitrite qui rejoignent la surface de la Terrre sous forme de pluies acides.

Ces formes azotées sont directement utilisables par les plantes pour synthétiser les protéines. En revanche, les animaux trouvent l’azote dont ils ont besoin uniquement dans leur alimentation (tissus animaux ou végétaux ».

Certaines bactéries transforment l’ammoniac, issu des produits d’excrétion et des cadavres d’animaux et végétaux, en nitrite puis en nitrate. Des bactéries dénitrifiantes réduisant ensuite le nitrate en N2 qui rejoint l’atmosphère.


En plus de ces processus biologiques,
l’action anthropique prend deux formes bien différentes dans le cycle de l’azote. En brûlant des dérivés du pétrole, du gaz et du charbon dans des usines ou dans les moteurs automobiles,, l’homme produit des oxydes d’azote, principalement de l’oxyde nitrique et de l’oxyde nitreux.


Ce dernier, qui est un gaz à effet de serre,
contribue aussi à la destruction de la couche d’ozone, important bouclier arrêtant les rayons UV solaires. La seconde intervention humaine est liée à l’agriculture : à côté des engrais organiques, comme le fumier, le isier ou le compost, les agriculteurs utilisent des engrais inorganiques, synthétisés par l’industrie chimique à partir de l’azote de l’air.


Un bilan succinct indique qu’au fonctionnement
« naturel » de la planète qui apporte environ 100.10 6 tonnes d’azote à la surface du globe, il faut ajouter une masse grossièrement équivalente d’origine anthropique (engrais azotés utilisés par l’agriculture, fixation de l’azote par les cultures de légumineuses et rejets industriels).


Une partie du surplus azoté
apporté par l’action anthropique ne peut être éliminée par les bactéries dénitrifiantes. Des ions restent piégés dans les sols et les eaux, contribuant à la pollution des nappes, des rivières et parfois du milieu marin.

Les bactéries

L’abondance des nitrates, souvent associés à des phosphates, provoque la prolifération de certaines algues et du phytoplancton, gros consommateurs d’oxygène, qui créent un milieu confiné, réducteur, perturbant l’équilibre biologique des milieux aquatiques.
En définitive, comme dans le cycle du carbone, plusieurs réservoirs terrestres interagissent dans le cycle de l’azote : l’hydrosphère, l’atmosphère et la biosphère. La vie joue un rôle déterminant dans ces deux cycles.

 

Sources : Géologie Bordas

 

Les bactéries


L’humidité de l’air. Dans l’atmosphère, la vapeur d’eau est le seul gaz dont l’abondance varie beaucoup dans le temps et l’espace.
Pourquoi ? L’intensité de l’évaporation et des précipitations changent rapidement dans le temps et l’espace.

 

Paysage
Il pleut abondamment à Nîmes alors qu’à la même heure, un violent mistral balaie le ciel tout bleu d’Aix-en-provence.
A l’échelle globale, le mélange des différentes masses d’air troposphérique est lent. Il se fait à l’échelle de la semaine ou du mois et se révèle incapable d’homogénéiser, à l’échelle de la journée, la teneur en vapeur d’eau de la troposphère.
La quantité de vapeur d’eau contenue dans un volume donné d’air varie avec la température. Dans l’air, les molécules d’eau s’agglutinent pour constituer des gouttes qui engendrent des nuages, des bouillards…
Si la température de l’air est élevée, les gouttes d’eau formées, très agitées, sont fragmentées par les multiples collisions. Les précipitations sont rares ou nulles et l’air reste chargé en vapeur d’eau.
A une température donnée, on dit qu’un volume d’air est saturé (sous-entendu, en eau), ou que son humidité relative est de 100 %, lorsqu’il renferme le maximum de vapeur d’eau qu’il soit capable de retenir.
Si, tout compte fait, l’air contient relativement peu d’eau, celle-ci stocke une énorme quantité d’énergie sous forme de chaleur latente de condensation. On réalise combien la teneur en eau de la troposphère peut influencer les phénomènes climatiques.