80 km/heure et une bouteille d’eau minérale


Le Gouvernement en place a décidé de réduire, à partir du 1er juillet 2018, la vitesse sur les routes à double-sens, sans séparateur central, la maximale autorisée sera de 80 km/h à la place de 90 km/h.

Selon Lui, cette mesure permettrait de sauver entre 300 et 400 vies par an.

« Le vin rouge c’est bon pour la santé »

Bien sûr il y a la vitesse comme principale cause des accidents de la route mais qu’en est-il aussi de l’alcool consommé à outrance lorsqu’on prend la route ?
Sans surprise, le mode de vie avec une consommation régulière d’alcool et de tabac (mélange qui ne fait pas bon ménage mais hors sujet dans cet article) reste le principal fauteur d’accidents de la route, sans parler d’évitables cancers, représentant 20 % et 8 % des cas, tous sexes confondus, en relation directe avec la consommation d’alcool.

L’alcool c’est festif, oui mais…

 

Connaître son dosage d’alcool dans le sang

Son dosage d’alcool dans le sang présente un grand intérêt en raison des troubles et accidents qui résultent de la prise d’alcool et des conséquences juridiques, pénales et financières qui en découlent.
On considère que le taux critique est de 1 g par litre, mais si les conséquences pénales apparaissent pour une alcoolémie comprise entre 0,5g et 0,8g par litre de sang, l’ivresse ne se montre qu’entre 1,50 et 2 g par litre ; au-dessus de 4 g, la personne risque le coma et la mort.
L’alcoolémie s’élève rapidement et atteint son maximum 30 à 45 min après l’absorption. Elle diminue après 6 heures et est nulle après 20 heures.
Elle est plus faible quand l’estomac contient de la nourriture et plus forte après l’absorption d' »alcools » plutôt que de vin.
Par exemple l’absorption en moins d’1 heure de 100 ml d’alcool pur entraîne une alcoolémie de 1 g par litre.

Teneur en alcool de quelques boissons

– 1 verre de Whisky = 15.5 g,
– 1 verre de Porto = 8 g,
– 1 coupe de Champagne = 9 g,
– 1 verre de vin à 12° = 9 g,
– 1 verre de bière = 8 g.

L’alcool dans le sang

Voici un résumé permettant à l’internaute de se situer vis-à-vis de la législation quand on prend la route après un déjeuner ou dîner :
– alcool fort (pastis) + 1/2 bout. vin AC + digestif = 0.78 g,
– whisky + 2 demis bière + digestif = 0.54 g,
– apéritif + 1/2 litre vin + digestif (cognac par ex.) = 0.81 g,
– porto + 1/2 bout de champagne + alcool blanc = 0.72 g.
Le café, loin de diminuer les effets de l’alcool, les accentue.

Valeur en alcoolémie de quelques boissons

Le premier chiffre s’entend à jeun, le deuxième après le repas. Dans tous les cas, 60 min après l’absorption :
– 1/2 litre de bière = 0.38 – 0.25,
– 1/2 litre de vin = 0.83 – 0.55,
– 1/2 bouteille champagne = 0.63 – 0.42,
– Pastis 45 ° = 0.13 – 0.08,
– Whisky 40 ml = 0.27 – 0.18,
– Alcool blanc = 0.29 – 0.20,
Pour les femmes, le coefficient est de 0,60 %, ce qui augmente l’alcoolémie.
L’absorption au cours d’un repas diminue de 0,30 %. La diminution horaire est de 0,16 % par heure.
Dorvault estime qu’un adulte ne devrait en aucun cas dépasser 3/4 de litre de vin à 10 ° (homme en activité) et 1/2 litre pour une personne sédentaire par jour.
Tout ceci est à considérer compte tenu des départs en vacances et sorties, les variations de l’alcoolémie sont nombreuses. Les premiers effets apparaissent à 0.20 %. Entre 0.50 et 0.80 g le comportement est modifié. L’incoordination motrice apparaît avec l’augmentation des délais de réaction visuels et moteurs vers 1 g%. Ces chiffres varient bien évidemment selon les individus et le degré d’accoutumance.

Encore faudra-t-il que la mesure des 80 km/h soit bien appliquée par TOUS les automobilistes. Car la Loi apparemment n’est pas faite pour tout le monde. Quand vous tentez de respecter les limitations de vitesse, de rouler à ces 50 km/h qui vous endorment à moitié sur certaines portions de routes, – voir comment certain(e)s vous collent, ou vous gratifient d’une queue de poisson rageuse …

Bonne vacances

 

Ne pas les abandonner lorsque l’été est là


Un groupe tout à l’heure était là…

 

Un groupe tout à l’heure était là sur la grève,

Regardant quelque chose à terre. – Un chien qui crève :

M’ont crié les enfants ; voilà tout ce que c’est. –

Et j’ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait.

L’océan lui jetait l’écume de ses larmes.

– Voilà trois jours qu’il est ainsi, disaient les femmes.

On a beau lui parler, il n’ouvre pas les yeux.

– Son maître est un marin absent, disait un vieux.-

Un pilote, passant la tête à sa fenêtre,

A repris : – Ce chien meurt de ne plus voir son maître,

Justement le bateau vient d’entrer dans le port ;

Le maître va venir, mais le chien sera mort. –

Je me suis arrêté près de la triste bête,

Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête,

Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé.

Comme le soir tombait, le maître est arrivé,

Vieux lui-même, et, hâtant son pas que l’âge casse,

A murmuré le nom de son chien à voix basse.

Alors, rouvrant ses yeux pleins d’ombre, exténué,

Ce chien a regardé son maître, a remué

Une dernière fois sa pauvre vieille queue,

Puis est mort. – C’était l’heure où, sous la voûte bleue,

Comme un flambeau qui sort d’un gouffre, Vénus luit ;

Et j’ai dit : – D’où vient l’astre ? où va le chien ? O nuit !

Victo HUGO,
Les Quatre vents de l’esprit

La pollution industrielle


 

 

Mais que peut faire la pollution ?  Ce gaz qui fait peur. Un projet de prospection de gaz de schiste qui inquiète les populations.Il existe actuellement dans certaines régions, en Dordogne principalement, un grave risque de pollution qui ferait suite à l’aboutissement d’un projet d’exploitation commerciale à grande échelle de gaz présent dans les couches profondes de roches de schistes. Sa réalisation, prévue pour donner une indépendance énergétique, pourrait néanmoins coûter un désastre écologique. Ardwen en parle très bien dans son blog / pollutions / dangers / méthane / De là à construire un parallèle avec le mercure… comment ne pas oublier ce qui s’est passé dans les années 50 à Minamata, au Sud du Japon ? Un phénomène de pollution dû, cette fois là, à du mercure a eu lieu – Tout simplement, en le remémorant pour essayer de comprendre.

carte du Quercy

 

En Dordogne. La méthode d’exploitation de ce gaz présent de manière diffuse dans notre pays dans des couches profondes a de quoi inquiéter. En effet, afin de fracturer les roches profondes (au moins 2 000 mètres), il est nécessaire d’injecter des millions de litres d’eau mélangés à des solvants à très forte pression.

Un risque de pollution des nappes phréatiques. On peut parler sans crainte, d’atteintes aux paysages, d’effets nocifs d’un gaz, le méthane, à haute quantité, de gros risques de pollution des eaux. Plusieurs aspects sont convergents en matière de destruction. Les aspects économiques, environnementaux, les risques sismiques, le lobbying, D’autre problèmes verront le jour, relatifs à l’utilisation des terres par la suite, la fracturation hydraulique, l’emploi d’une grande quantité d’eau.

Nuisances et autres préjudices. Ce sont celles des camions-citernes sur les routes. Le traitement des eaux salées, les boues de forage, la contamination par le gaz, la contamination par les produits chimiques, les problématiques du H2S et du CO2, les séismes engendrés par la fracturation hydraulique, l’acide carbonique, les gazoducs et les risques d’explosions ou implosions, les fuites de gaz aux puits, les torchères, problèmes touristiques, les dévaluations foncières. Enfin, la pollution visuelle, sonore, olfactive, et particulaire, la luminosité, la balance financière négative pour les collectivités locales, les assurances et la responsabilité civile à prendre en compte.

Le blog d’Ardwen. Tout ceci est extrêmement bien répertorié chez Gifibrille photos. Pour présenter ce  blog, en généralité,  il faut reconnaître qu’il est tout simplement stupéfiant de découvertes si vous voulez comprendre mieux les mécanismes qui mènent à la découverte de la nature. Ses sources photographiques sont entièrement personnelles. En ce qui concerne le gaz de schiste, Ardwen nous conduit, par plusieurs articles et informations recueillies,  au cœur de ce problème de pollution dans sa Dordogne. Voici le blog Chez Gifibrille photos . Ses écrits expliquent clairement les dangers de ce gaz, représentant un véritable problème sur lequel les habitants des régions devront se faire un devoir d’alerter les maires et les populations.

Le Lot. Le château de La Treyne dominant la DordogneAyant de la famille qui habite Gramat, Les moutons du Causse tout comme Ardwen,  j’ai été interpellée par cet article paru dans le journal Sud-Ouest du 3 mai 2012. Il y est relaté que La Dreal venait de terminer l’instruction du permis de Cahors et l’avait validée. C’est l’information révélée par l’association anti-gaz de schiste « Vigilance Périgord », par le biais de sa coprésidente Dominique Pouyer-Hue.

Ardwen Gifibrille photos

Le permis de Cahors se trouverait donc sur le bureau de François Fillon, qui avait la charge du Ministère de l’Ecologie. Mais avec les nouvelles élections, peut-être gardons-nous un espoir. Espérons qu’avec le nouveau gouvernement, la validation n’aura pas lieu. Le moulin à eau de Cougnaquet

MERCURE / METHANE

Toxicité du méthane. La principale toxicité est le méthane à hautes doses. Futura Sciences indique que comme tout gaz autre que l’oxygène, le méthane est toxique lorsqu’il représente un pourcentage trop élevé dans l’air, en ce sens où la disponibilité de l’oxygène en sera amoindrie. Le résultat est que chaque inspiration est beaucoup moins efficace dans l’absorption d’oxygène et cela peut conduire à l’asphyxie si le méthane est en trop grande concentration dans l’air et/ou si son inhalation est prolongée. Certains gaz comme le monoxyde de carbone sont toxiques à faible dose car ils ont des propriétés chimiques particulières (fixation irréversible à l’hémoglobine pour cet exemple). Le méthane ne semble pas toxique à faible concentration. En effet, nous avons des bactéries méthanogènes au niveau du gros intestin, responsables en partie des flatulences constituées de méthane.

Une image d’amour

En 1972, elle avait enfin un visage. Regardez cette photo concernant la pollution industrielle . Elle est mille fois plus parlante que n’importe quelle étude scientifique. Voyez ce qu’a fait la pollution industrielle au Japon à Tomoko dans son bain.

Tomoko Uemura

Cela se passe à Minamata, dans le sud du Japon. Au cours des années 1950, les habitants observent un mal étrange qui frappe les animaux, puis les humains, atteints de lésions neurologiques et de malformations physiques. A l’origine, le mercure rejeté dans la mer par l’usine chimique Chisso qui contamine toute la chaîne alimentaire. Il faudra vint-cinq années de lutte acharnée pour que les coupables soient condamnés. Les poursuites ont été longues avant d’aboutir pour le règlement des indemnités. Le mal de Minamata a fait officiellement 14 000 victimes dont 1000 morts.

Observez la photographie. Elle s’appelle Tomoko Uemura. Elle a été empoisonnée par le mercure dans le ventre de sa mère : c’est avec cette légende qu’a été publiée (en juin 1972, dans le magazine Life), l’insoutenable photo de « Tomoko dans son bain ».  W. Eugène Smith découvre la pollution de Minamata en 1970.  Sa veuve a décidé de soutenir la résistance des habitants, elle considérait qu’il s’agissait d’un devoir moral.

Le couple Smith s’installe dans une masure en terre battue,tout près de la famille de Tomoko. Chaque jour sa mère portait Tomoko sur son dos. Eugène a senti qu’il y avait là un message puissant. Alors photographe, il propose une séance de photos et suggère le moment du bain. La mère de Tomoko accepte, afin de « montrer au monde ce que la pollution avait fait à sa fille ».

Eugène Smith.Le rendez-vous est pris un après-midi, à l’heure traditionnelle des ablutions. Un filet de lumière pénètre doucement d’une fenêtre latérale. Le photographe rajoute deux unités de flash pour souligner le jeu des ombres. Lentement, la mère entre dans la baignoire en portant sa fille inerte. Les yeux remplis de larmes, W. Eugène Smith prendra cinq ou six photos. La photo, comme vous le voyez,  crève la pellicule. Les membres, hors de l’eau sont mutilés, le visage de Tomoko est tendu vers le regard affectueux de sa mère. Tomoko semble sourire. Ce jour-là, « c’est une image d’amour », dira le photographe.

Campagne d’opinion en faveur des victimes du Mercure.« Grâce à cette photo, la pollution industrielle avait enfin un visage », dira Ralph Nader, Ralph Nader, avocatavocat à Washington. Grand défenseur des excès de la société industrielle, il s’est lancé, dès 1972, dans cette campagne. Il y réussit car, à Minamata, les choses commencèrent à bouger. Dimiyo ltoh est responsable d’une association de victimes.

D’aucuns verront qu’il n’y a rien de comparable entre le mercure et le méthane. C’est vrai, mais ajouté aux méthodes de prospection de gaz qui ruinent un paysage, il y a ce risque d’empoisonnement certain avec un gaz inhalé à fortes doses, le méthane. Car il ne faut pas oublier que nous ne sommes jamais à l’abri d’une accumulation. Des faits dangereux, s’ils s’avèrent nombreux,  peuvent aboutir invariablement à une catastrophe d’origine humaine et écologique. Autre fait isolé et troublant, il paraît que la photo a fait le tour du monde, mais les parents de Tomoko ne l’ont pas supporté. Leur fille est morte mais la photo, elle, a continué de survivre. Quel fardeau peut-on imaginer pour cette famille d’avoir incarné à elle seule, toute la souffrance d’une petite ville côtière située sur l’île de Kyûshû au Japon.

(C) W. Eugène Smith
Sources : Agence Capa, éd. Duchêne

 

 

 

 

 

 

Combien de bouteilles en plastique faut-il pour faire un pull-over ?


 

Vingt-sept ! Dans les années 1950, l’essentiel des déchets ménagers d’une famille ressemblait à des chutes alimentaires … Aujourd’hui, nos résidus utilisables ressemblent plutôt à ceci : pots de yaourt vides, boîtes de conserve, bouteilles en plastique …

 de votre visite

ÉCOLOGIE

Notre mode de consommation a en effet changé : autrefois, le lait était conservé dans des bouteilles en verre qui, une fois vides, étaient lavées puis remplies à nouveau ; aujourd’hui, on utilise des bricks qui finissent à la poubelle. Chaque Français jette plus d’1 kg de débris par jour. Avec le tri sélectif, beaucoup de ces emballages peuvent être recyclés. Ainsi peut-on transformer les bouteilles d’eau en plastique en fibre synthétique : 27 bouteilles vides suffisent pour faire un pull en laine polaire. L’aluminium des canettes de soda peut être refondu et réutilisé : avec 670 canettes, on fait un vélo. De même pour l’acier des boîtes de conserve, qui, une fois retraité, est identique au neuf : avec 19 000 boîtes de conserves, on en a assez pour faire une voiture. Sans oublier le recyclage du verre et des vieux papiers …

Et qui étaient les chiffonniers ?

Autrefois, les chiffonniers passaient dans les villes et les villages. Ils collectaient les chiffons, les métaux, les peaux de lapins, les soies de porcs ou les vieux os. Ils les revendaient à d’autres petits métiers, qui en faisaient du papier, des tapis, des brosses … C’était l’ancêtre du recyclage.

La pollution de l’environnement


Il ne sert à rien de se voiler la face … Notre environnement n’est pas toujours un jardin paradisiaque que l’on s’imagine …

  

  … la pollution
La pollution chimique de notre environnement est devenue un défi quotidien. L’hépatotoxicité de nombreuses substances a été démontrée, soit expérimentalement chez l’animal, soit chez l’homme. Les lésions observées sont rarement des hépatites, mais des cirrhoses et des cancers.
Voiture écologique
Souvent ces toxiques sont aussi des inducteurs enzymatiques susceptibles d’accélérer leur propre dégradation par le foie, ou celle d’autres substances, notamment médicamenteuses, qui, dans ces conditions, peuvent à leur tour devenir toxiques. L’induction enzymatique en effet multiplie l’activité des enzymes hépatiques qui détruisent la plupart des substances étrangères à l’organisme. Lorsque cette dégradation est accélérée, peuvent s’accumuler dans le foie des métabolites souvent hautement toxiques capables d’entraîner des lésions hépatiques graves.

Polluants, pesticides

Les polluants les plus connus sont les pesticides, les diphényls chlorés, certains dérivés halogénés, les nitrosamines et des métaux : le plomb, le mercure, le calcium, l’arsenic, le phosphore. Toutes ces substances peuvent chez l’animal entraîner des lésions hépatiques ou des troubles du fonctionnement; le D.D.T., par exemple, en modifiant chez certains oiseaux le métabolisme des hormones sexuelles par le foie, a déterminé la destruction de quelques espèces, les femelles étant devenues incapables de pondre des œufs viables ! Certaines substances peu dégradables, ainsi les diphényls chlorés, ont été retrouvées dans des plantes, dans les viscères de certains animaux, dans les eaux des océans, des rivières et des lacs, notamment dans les zones industrielles. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de constater que chez les hommes vivant dans ces régions polluées, 30 à 50 % des échantillons du tissu graisseux contiennent des substances qui sont chez l’animal hépatotoxiques.