Bernard Magrez PDG

 

En France, pays du bon vin, être connaisseur semble une obligation. Pourtant, le vin intimide, fait peur, mais il est difficile de l’avouer. Moult questions se posent, entre autres : « comment le déguster ? », « c’est quoi un bon vin ? ». Tout comme n’importe quelle activité manuelle ou artistique, en effet, le vin s’apprend.
C’est un produit noble par excellence, pourtant si démocratique. Devant un verre de vin, pauvres et riches, faibles et puissants, tous sont à égalité.

 


Apprendre à le déguster

La couleur, appelée la robe du vin, représente un caractère simple à comprendre. Blanc, rosé ou rouge, la franchise et la brillance de la couleur sont des signes positifs, sauf pour les très vieux vins.
La teinte indique l’âge. Les vins rouges se tuilent en vieillissant, les blancs jaunissent ; un examen plus approfondi, verre penché sur fond blanc, donne une bonne idée de sa concentration, facteur essentiel de la qualité.

 

La véritable explosion aromatique jaillissante se mesure à l’intensité (faible, moyenne, forte) et par les types d’arômes. Pour les vins jeunes, ils reflètent la variété des raisins dont ils sont issus : genêt (Sauvignon bien mûr), agrumes (Riesling).


Les sensations gustatives

 

– L’équilibre des saveurs sucrées/acides, base des vins blancs : A 12/13°, l’acidité du fruit du raisin contrebalance la sensation sucrée.
– Les sensations sucrées/acides/tanniques, base de l’analyse des vins rouges : comme les feuilles de thé infusent, la macération des peaux de raisins noirs communique sa couleur au moût en même temps que des tannins, substance coagulant la salive, asséchant la bouche avec une saveur d’amertume.


Un bon vin


Notion très personnelle, la préférence peut aller à l’appellation, producteur, couleur, millésime, cépage, voire œnologue, etc.

Un grand vin est la combinaison de sa couleur, « la robe », de ses arômes et sa saveur en bouche ; l’équilibre entre ces trois composantes est la recherche de la complexité arômes, saveurs.

L’originalité et la complexité

Ils relèvent du royaume des parfums. Les rares arômes de truffe dans certains Bordeaux sont aussi recherchés que les truffes elles-mêmes.
Si les arômes simples (framboise, cassis) dominent, les vins les plus modestes, grands vins, comme grands parfums, possèdent une large palette où diverses nuances aromatiques se fondent en une personnalité unique. En bouche, l’élégance est de mise, sans aspérité, la « race » du vin se dégage. Un Chambertin est différent d’un Clos de Vougeot : même millésime, cépage et producteur. Telle est la magie des grands vins.

 

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