Un article si différent

Merci Patron (l’ancien)

 

Nous n’avions pourtant qu’une vision réduite, une double fenêtre faisant face au soleil qui inondait notre algéco situé à l’Est, mais notre ancien bureau avait été mis en transit au milieu des ouvriers. Quatre employés y travaillaient désormais, l’algéco avait été placé au centre d’une pelouse,  à proximité des gardiens de la sécurité et la vue s’étendait sur les camionneurs qui déversaient leurs cargaisons d’alcools. Mais nous éprouvions inexorablement une impression croissante de bonheur et de liberté.

L’explication n’est pas compliquée. Bien sûr un algéco c’est pas terrible, hé bien si ! Dans notre cas c’était comme une résurrection. Dès lors qu’on y pénétrait, on l’appelait désormais notre jardin anglais dans lequel nous assurions notre poste de travail, l’air frais nous transportait, la porte ouverte rajoutait de la clarté et augmentait encore notre bien-être, autant d’éléments favorables contribuant enfin à nous faire recouvrer harmonieusement nos conditions de travail. Il était temps ! Comment des idées pouvaient revenir en même temps que la ventilation… Il est vrai, qu’il en fallait (des idées) aux employés, agents de maîtrise, cadres pour remplir leurs contrats de travail !

 

Comment ne l’avais-tu deviné ? Nous qui avions tant besoin de l’astre retrouvé. On ne te demandait pas grand chose en fait, juste un coin de ciel bleu pour mieux lire les notes et les courriers que tu nous pondais par la secrétaire. Comme ce comptable bedonnant nous paraissait subitement sympathique, cette Directrice rébarbative, douce, dans notre nouvel environnement … Nous avions quitté un bureau-bunker pour retrouver un algéco modulaire d’étudiants en médecine. Un bureau ? enfin s’il était possible de lui donner ce nom, plutôt un entrepôt, plutôt des pelures d’oignon qui s’amoncelaient les unes sur les autres, à l’intérieur d’un autre entrepôt. Les bunkers n’ont pas de fenêtre, pas de pelouse, du sable peut-être ? plutôt des gravillons déversés par les jardiniers.

 

Vous me direz, que les employés en poste n’étaient pas là pour épier les oiseaux des jardins ou de la forêt, mais avoir privé plus de 100 personnes d’un carré d’air frais avait été une décision anti-cérébrale. Remplir les poumons des  femmes et des hommes de poussière, une ombre à leur quotidien, une entrave à leurs facultés intellectuelles. Et de la poussière, il y en avait des tonnes. Malheur à nos petites santés,  nous t’en voulions, je t’en veux de nous avoir proposé de travailler dans des agencements avec défauts d’investissements ; Tu nous disais en balayant la pièce avec ton bras, « ceux qui ne sont pas contents ici, ils s’en vont ! » mais tu vois, j’avais trop besoin de mon travail pour vivre et je n’étais pas la seule chez toi,  pour pouvoir m’acheter des livres de santé au salon du livre avec dédicace de l’auteur. Tout ceci ne mérite rien d’autre qu’un pamphlet. Et le voici !

 

Tu nous as payés, certes,  nous t’avons servis certes, mais tu nous as spolié avec ce qu’il y a de plus cher au monde : Dame santé ! Toi qui savais toujours tout dans ton entreprise grâce au Directeur Général, quand tu magnifiais tes produits en engueulant les représentants, ignorais-tu que la vitamine D assurait l’assimilation du calcium et l’équilibre du phosphore dans l’organisme de tes employés ? Mais toi, dans ton double  bureau, astiqué de frais par la technicienne de surface,  baigné de la lumière du jour,  tu devais suivre les mineurs qui sortaient du fond de leur trou, pour ramener le charbon à l’air libre, des fois qu’ils auraient mis un morceau dans leur poche…

 

Cher patron : sans vitamine D, c’est la déminéralisation descendante absolue, le développement anormal du tissu cartilagineux qui s’intègre au tissu osseux. Tu ne voulais pas de cela ? Si nous avions attrapé de gros os incurvés de rachitiques, tu sais très bien que tu nous aurais renvoyés. Encore aurait-il fallu nous dire que cette fameuse vitamine D existât dans les produits naturels.

 

Nous passions notre temps à bosser, impossible de savoir si les yaourts de la cantine étaient suffisamment nombreux, s’il restait assez d’huile de foie après avoir cuisiné le thon, bar, flétan, ou morue ? la cantinière ne m’y voyait pas.

 

En somme il y avait du bon dans tes directives environnementales, quand la poussière mélangée aux tubes néons vous fait perdre le sommeil on devient tout-à-fait prêt à boire de la Verveine citronnée. Et c’est bon pour la santé !

 

Tchin, tchin Patron ! 😏😄

 


 

Verveine citronnée

(ou verveine odorante)

Aloysia ou Lippia citriodora (Verbénacées). Vervena tripylla 

 

Il s’agit d’un arbrisseau originaire d’Amérique que l’on cultive dans les jardins et dont les feuilles, assez semblables à celles de la menthe exhalent, lorsqu’on les froisse, une odeur citronnée très agréable d’où le nom de verveine citronnée.

SES PROPRIETES

L’infusé est excitant, stomachique et antispasmodique.

Composition de la plante fraîche.
Citral accompagné de limonène, cinéol, et de composés aldéhydiques et cétoniques dont le camphre de verveine.
  • Grâce à ses vertus calmantes, elle est préconisée dans les cas d’angoisse, d’anxiété, voire de dépression.
  • Elle possède des vertus anti-inflammatoires, soulageant les arthrites, rhumatismes, douleurs musculaires.
  • Elle favorise le sommeil.
  • Elle est astringente.

 

APPLICATIONS PRATIQUES :

Domaine de la santé

En cas de douleurs rhumatismales ou musculaires :

– Diluer 4 gouttes d’HE de verveine citronnée dans une cuillère à soupe d’huile végétale et masser la zone douloureuse.

Pour l’angoisse et le stress :

– Ouvrir le flacon d’HE de verveine citronnée et prendre 4 à 5 inspirations profondes.

Dans le cas d’insomnie :

– Chaque soir, déposer 1 ou 2 gouttes d’HE de verveine citronnée sur votre oreiller.

Domaine de la beauté

Adapté aux peaux grasses :

– Verser 5 gouttes d’HE de verveine citronnée dans 1 bol d’eau chaude. Placer votre visage au-dessus, protégé par une serviette. Laisser les vapeurs s’incruster dans votre peau et la nettoyer pendant 2 à 3 minutes. 

Essuyer avec un rond de coton à démaquiller.

Détente :

 Le soir avant le coucher, il faut diluer 10 à 15 gouttes d’HE de verveine citronnée dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale ou de base pour le bain, verser dans le bain et y rester une dizaine de minutes.

PRÉCAUTION PARTICULIÈRE L’huile essentielle de Verveine odorante peut être irritante : faire un test en déposant une goutte au creux du coude. Elle est aussi photosensibilisante (1)
***

 

(1) Signifie une sensibilisation de la peau, surtout ses parties peu pigmentées, qui a une réaction anormale à la lumière solaire à la suite de l’absorption de certains végétaux ou substances appelés photosensibilisants.

Un commentaire

  1. Merci pour ces précieuses informations :-)Bon week-end.Samia

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