Je voulais consacrer un article à des personnalités marquantes dans différents domaines, économique, culturel, politique mais mon choix s’est porté très vite sur une personnalité très médiatisée dans le monde des vins et spiritueux, je veux parler de Monsieur Bernard Magrez.

Bernard Magrez est un Chef d’Entreprise Girondin bien connu, collectionneur de grands crus et de châteaux.

Pourquoi ce choix ? Bernard Magrez dirige des affaires, s’associe aux people,  mais il détient aussi une personnalité remarquable…

Une vidéo récente d’une entrevue de Bernard Magrez avec la chaîne locale TV7. Retour sur son parcours, ses nouveaux projets, mais aussi quelques mots sur son action de mécénat, notamment sur l’institut culturel.

 BERNARD MAGREZ, CHEF D’ENTREPRISE

 La loi Evin a 20 ans

Un frein pour les entreprises de vins et spiritueux

Le 10 janvier 1991, il y a vingt ans pratiquement jour pour jour, était promulguée la loi Evin relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme. Du nom du ministre de la Santé de l’époque (CLaude Evin), elle représente un des textes les plus restrictifs d’Europe au sujet de la communication des produits contenant de l’alcool, et donc du vin. Plusieurs fois modifiée depuis cette époque, cette loi limite grandement le champ publicitaire et promotionnel des boissons alcoolisées.  Depuis vingt ans, les contentieux sont légion et, en France, monrer tout simplement quelqu’un heureux de déguster un verre de vin est impossible sur une affiche.

 Le parcours de Bernard Magrez

Il fallait au milieu des années 60 une solide imagination pour pressentir l’exceptionnel avenir de la grande distribution en France. C’est l’époque où Bernard Magrez, qui venait de reprendre en 1964 une petite affaire bordelaise d’importation de porto (1 million de CA en restauration) rebaptisée W.P.I. « pour donner plus de ronflant » , va suivre aux Etats-Unis les cours du « pape de la vente », Bernard Trujillo. « Le discounIl ft, les parkings, tous les produits sous un même toît : « cela m’a fasciné et j’ai joué cette carte à fond ». Virage à 180° : cap sur le commerce moderne et premières armes en marketing.

par thesocialmedia

Le Porto Greloup rebaptisé Porto Pitters

Son Porto sera millésimé et mis en bouteilles au Portugal pour séduire les consommateurs, mais vendu au même prix que ses concurrents sans âge embouteillés en France pour convaincre la grande distribution. C’est le début d’un partenariat qui ne se démentira pas. Sans cesse à la recherche de nouvelles gammes, de concepts et de services efficaces et innovants, le groupe W.P.I. se sera développé avec elle avec un pourcentage de  90% de ses ventes en grande distribution.

Directeur Général en 1979

Il devient le fondateur et Directeur Général du groupe William Pitters International. Un célèbre vin Français, prit ensuite naissance à une époque où personne ne croyait en l’avenir du bordeaux de marque. Son nom portait celui de Malesan.

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L’entraîneur

Sur la place, on l’appelle « l’entraineur ».  Bernard Magrez, Bordelais,  possède une stature de rugbyman. Toujours sanglé dans un impeccable costume bleu marine il porte avec élégance, cravate et chemise à sa griffe. Sa devise « jamais battu » est la profession de foi de toutes les forces vives de l’entreprise baptisée W.P.I. Son inscription, elle, brillait en lettres d’or insérée dans tous les bureaux, en France comme dans ses filiales étrangères, et même sur le papier à lettres de l’entreprise.

Méthodes managériales

« Une entreprise et une équipe sportive de haut niveau, c’est la même chose. Si elle est efficacement entraînée, si les joueurs sont bien choisis, si elle évalue bien les forces et les faiblesses de ses adversaires, si elle a une stratégie et des objectifs clairs, ce n’est plus qu’une question de pugnacité. Je suis persuadé que les plus convaincus de gagner l’emportent. A l’entraîneur de faire en sorte que chacun de ses joueurs se projette dans une situation de réussite. Il y a des méthodes pour cela et nous les employons. »

Devenu célèbre

Bernard Magrez a remporté de nombreux succès. Entre autres celui d’être élu « Entrepreneur de l’Année » pour la Région Aquitaine par le Nouvel Economiste en 1995, de remporter en 1996 le « Trophée de la Performance » d’Objectif Aquitaine, le magazine économique de la région, et le titre très convoité dans la profession « d’Homme de l’Année » décerné par la Revue Vinicole Internationale en 1997.

Société Les Crus d’Exception

A une certaine époque, Bernard Magrez a su créer une nouvelle approche du marché des grands vins : il s’est associé avec  deux personnalités du Cinéma Français :  Carole Bouquet à Lussac Saint Emilion où Robert Parker a attribué la note de 92 pour le 2002, ce qui est une note exceptionnelle et avec l’acteur Gérard Depardieu

Blog de sagan33 : Site Clair_Obscur, Hommes et femmes d'influence

dans le Médoc et en Côtes de Blaye pour lesquels Parker a également noté 92. Pour fonder une Société de Crus d’Exception.

Rapport qualité/prix

« Mon activité nouvelle dans les vins français et étrangers est la propriété de vignobles exceptionnels où l’on élabore, pour le ‘ consommateur mondial de vin de qualité’, des vins sur des terroirs moyens pour prouver que la main de l’homme sur des terroirs de qualité mais pas d’immense réputation peut produire des vins d’exception mais, j’insiste, à des prix convenables.

« Vous connaissez la suite »

« Les riches sont riches parce qu’ils achètent bon marché, ils recherchent les très bonnes occasions avant tout. » Reposant sur cet adage, cette approche du marché des grands vins est sûrement très singulière, tout comme l’était mon approche quand, il y a 20 ans, j’ai lancé un grand vin pour lequel toute la profession prévoyait un échec total…

Depuis des siècles, Bordeaux proposait la même réponse

Mais le consommateur, fortuné ou non, lui, a changé. « Pour ces crus d’exception à petits volumes, il ne s’agit pas de produire cher ou trop cher. C’est l’erreur qui est faite par ce que l’on appelle les « crus garage » qui sont hors de prix et n’ont pas un contenu image en adéquation avec ce prix. Donc cela fonctionne difficilement, c’est une erreur de gestion. Sauf pour ceux qui, en 10 ans, se sont construit une grande renommée mondiale. Personnellement, je n’en connais pas. Tous les autres sont commercialisés par une force de vente appartenant à l’entreprise et donc très efficace, « car les négociants de Bordeaux ne sont pas intéressés par des vins autres que les quatre grands châteaux ».

Une force de vente efficace

« Notre force de vente se compose de vendeurs que je contrôle à 100 % et qui doivent avoir la compétence et surtout l’enthousiasme de proposer ces vins dans le monde. Et, contrairement aux apparences, les marchés les plus « exotiques » sont souvent plus faciles à pénétrer que ceux, très développés de notre vieille Europe. Quand il faut compter avec 10 métropoles en France ou en Grande Bretagne, le marché russe, c’est en fait deux villes, Moscou et Saint Petersbourg, et le marché chinois peut-être 6 à 8 grandes villes. »

J’énonce mes idées

« Nos commerciaux sont à côté de la tradition bordelaise, mais ont, à mon avis, un grand avenir, car notre roi, ‘ le consommateur mondial de vin de qualité’ , recherche la nouveauté, la singularité, le vin « top » qui n’est pas bu par tout le monde ». « Bien sûr, nombreux sont ceux qui ne partagent pas mon avis, par conviction ou tout simplement parce que les concepts nouveaux ne les ont jamais intéressés. Ils gèrent en regardant dans le rétroviseur, c’est leur affaire. »

« Jamais battu »

« L’important est d’avoir un projet économique, le plus valable possible c’est-à-dire intéresser vraiment notre cible de consommateurs en laissant des profits substantiels à celui ou ceux qui ont eu l’audace d’innover. C’est mon credo et celui de mes collaborateurs. » « La devise du groupe, et ma devise, est « jamais battu ». Si on la respecte, on peut se tromper, mais jamais trop, et dans tous les cas, on trouve la force de rebondir. »

De l’excellence

«Une entreprise de notre taille n’a pas les moyens de tolérer les médiocres. C’est une question de fairplay à l’égard de ceux qui s’investissent et de survie pour tous. En revanche, nous sommes très bien armés pour amener les bons à se dépasser en leur donnant les incitations et les appuis sur mesure dont ils peuvent avoir besoin, ce qui est beaucoup plus difficile dans une grande organisation »
Bernard Magrez au Château Pape Clément

Convivialité et nuits dans un château

En nouvelle étape de stratégie de développement de Bernard Magrez dans le monde luxueux des Grands Crus,  il y eut ensuite la création d’une agence de voyage qui a ouvert ses portes pour commercialiser des mini-séjours dans l’un de ses 18 châteaux. Weekends « à partir de 2000 € » par personne pour deux jours et une nuit, mais avec la Rolls, la nuit au Château, le repas avec la famille chatelaine ou le cours de cuisine ou tout ce dont vous avez jamais rêvé depuis que vous êtes l’un de ces grands amateurs des Grands Bordeaux qui n’avait droit qu’au nectar en son flacon pour supporter la frustration de ne pas visiter le château et son terroir. Faisons confiance à Bernard Magrez pour flairer une bonne idée. Et la transformer en beaux résultats ! Vignette : merci le Figaro !.
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Bernard Magrez Fondateur de la Société William Pitters International, devenue  à l’heure actuelle M.B.R.I. a poursuivi et étendu son activé en se diversifiant dans ses différents châteaux du Bordelais dont le célèbre château Pape Clément à Pessac en Gironde.
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Rédigé par Geeeen

Geneviève Chatillon, - Géologie, récits de voyages - Planète Terre. Blog non professionnel

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