L’histoire des jeux

Les jeux de Fedora
Les jeux de hasard et d’argent ont une très vieille histoire.  Parmi les découvertes archéologiques de l’ancienne Babylone (3000 ans av. J.-C.) sont apparus des objets très vraisemblablement utilisés pour les jeux de hasard.

Moi, Fedora, j’aime jouer 

et j’en suis fière !

Fedora et les jeux

aux jeux de société

  1. « Trois ans après la loi sur les jeux en ligne, la gauche admet la nécessité d’un cadre régulé »
  2. Dispositions légales concernant les jeux d’argent
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Des lumières qui s’éteignent et allument le cerveau. Le jeu est dispendieux des bienfaits des casinotiers. Fedora ne partait jamais au Casino sans l’espoir, ni sa rose cachée au creux de son poignet. Un bracelet en fleur que Fédor lui avait acheté lors de son passage à Dresde. Elle était belle Fedora. Lorsqu’elle gagnait les salles, les cheveux libres, le port altier, les yeux émerveillés,  les surveillants la regardaient mais s’ils avaient été honnêtes, ils auraient confessé qu’un monstre l’habitait.  
Silène faisait partie de sa traversée. Mille euros déjà prélevés au distributeur de billets.  Il lui suffisait, sans aucun doute,  d’avoir vu Fedor gagner,  ou de s’ennuyer.  Pourquoi donc était-il si laid ?

***

Qu’on me représente comme de jeunes enfants avec des ailes de papillon, nue, riant, badinant toujours, mais avec grâce ! cria Fedora à ses faux amis, les croupiers. Joci, je vous aime, vous êtes les dieux qui président à tous mes agréments, ceux du corps et de l’esprit. Vous formez avec les Ris et les Amours la cour de Vénus, et moi, votre souveraine, vous ne me quitterez jamais. Fedora commençait à miser, un tiers des pièces d’euros déjà évaporé.  J’aime le défi du jeu. Le maniement de l’argent. Les prometteurs de bonheurs « Oh ! ce n’est pas pour nous qu’ils sont là, ce n’est pas nous qu’ils aiment, mais les machines ! « .

***

L’ambiance était si sombre, souvent je ne voyais plus mes mains. Les Euros du pot défilaient, le tas d’or s’abaissait. Quels feux d’artifice ces endroits, j’aimais tant les étoiles et les fêtes !  les cartes ne m’intéressaient guère, seule la satisfaction de savoir qu’ils allaient me faire vaincre ce défi, me captivait. Mais malheur à ces enjeux quand je perdais ! qu’est-ce qui m’a pris de commencer à jouer ! Jamais je ne me serais arrêtée.  Il en résultait un bonheur – absolu – lorsque je gagnais. A ce jour, ciel, je n’écoute plus les faux bruits, jouer est un comportement aussi estimable que la recherche d’autres euphories comme la performance sportive et ses couleurs, le jeu d’adresse, le souci de connaître, les mots croisés, le Scrabble, certains jeux de cartes ou de société où toute notion d’argent est étrangère. De quoi vous mêlez-vous ?

***

Fedora étincelait de fureur car dans l’ambiance rouge et noire des Casinos,  la plénitude méditerranéenne s’était décomposée sur ses traits de brune,  l’argent filait.  Comme elle aurait aimé que les Dieux lui viennent en aide. Vive Sparte où le dieu des ris et de la gaieté fut particulièrement honoré. Lycurgue lui avait consacré une statue. Le saviez-vous ?  les Lacédémoniens le considéraient comme le plus aimable de tous les dieux, celui qui savait le mieux adoucir les peines de la vie, les Thessaliens célébraient sa fête !.  Mais, le pot diminuait, l’angoisse montait. Une ribambelle de chiffres animés  dansaient encore devant ses yeux comme autour des machines d’allégresse et de gaieté.

***

Non mais,  quelle idée avait-elle eu de parler à ces maudites machines ?  elles faillirent la tuer : si de nombreuses formes de jeux satisfont un joueur, qu’elles correspondent à un intérêt ! dans ce cas passé, ce comportement,  s’il lui avait semblé un bienfait, avait été nettement irrationnel. Jouer, rejouer, dépasser ses limites, ne sont pas synonymes d’exploits, puisque les pertes existent. L’énorme rapace avec ses pinces de crabe n’est jamais loin.  Elle en tremblait encore de frayeur. L’échec n’aurait jamais entraîné mon amertume si une mise n’avait été en jeu. J’ai compris trop tard. Elle serrait encore de temps en temps sa rose blanche dans la main sans  dépit particulier. C’était le jeu et ses dérivés et il fallait se déshabituer… plus que neuf pièces immaculées…

***

Je suis maudite à vie, destinée à finir sur la paille de m’être laissée tenter par le jeu.  Mari, fille, fils, femme, famille, collègues, amis, vous ne l’aimiez pas à ce moment là mais qu’importait.  Vous aviez mille fois raison. Le rapace n’attendait que ma chute et mon déclin. Si au moins j’avais aimé les jeux de société seulement je croyais au destin des jeux d’argent  à  une part de hasard mais pas que, à celui aussi qui fait appel à l’intelligence, au savoir-faire, à l’entraînement, à la tactique. Que d’amertumes sur ces espoirs manqués ; si le jeu est beauté, gloire, bienfait inégalable qui  conduit au plaisir, il est royaume des morts où règne le Dieu Hadès. Le pot était complètement épuisé.

***

La rose en bouton de mon corsage ne s’était pas fanée juste fondue à celle de mon poignet,  dans le vert des tapis de velours. Ô toi, jeu de tous les hasards, générateur de satisfactions,  mais aussi d’enjeux, jubilons. En Grèce et à Rome, les jeux publics avaient un caractère religieux. Ils apaisaient la colère des dieux, ou les remerciaient de leurs bienfaits. Si tant est qu’ils peuvent conduire à un redoutable conflit que moi, Fedora, je vous incite à repérer. Quand un bénéfice quelconque, au sens large, est obtenu sous la forme d’une récompense sans valeur marchande, la descente est amorcée. Fédor perdait des impériaux mais, entre deux crises, mettait ses objets au clou, et il les rejouait. Fedora ne retourna jamais au distributeur. La fête était terminée.

***

Méfiez-vous mes agneaux, écoutez les conseils de Mam’zelle Fedora, ne commencez jamais, n’essayez, même peu ou prou,  ce que vous ne connaissez pas. Sans vous renseigner sur les origines. Si elles ne sont pas limpides, ne laissez pas votre âme pure, qui ne demande qu’à le rester, se corrompre.  Ne laissez personne approcher ni influencer par son amitié ou son amour, le seuil de vos loisirs.  Vous vous direz alors « misère, j’ai tout perdu mais mon âme aussi ».

***

UN PEU D’HISTOIRE

Offrandes. A Rome, dans les grandes calamités, on offrait à certains dieux un banquet, coutume venue de la Grèce et primitivement d’Égypte. Ainsi que des statues disposées sur de somptueux tapis devant lesquelles on dressait des tables parfumées et remplies de mets.
Gladiateur

Les jeux publics. Selon la croyance populaire, les dieux, sensibles aux plaisir de la table, devaient l’être aussi aux divertissements publics ou jeux. Chez les Grecs, les sacrifices représentaient bien un motif de leur institution; toutefois, les exercices dont ils se composaient établissaient entre les nombreuses villes sélectionnées une rivalité d’où le sentiment religieux était exclu. Ces grands spectacles n’étaient en réalité que des concours nationaux où chaque cité rivalisait dans ses promesses aux vainqueurs.

Vue politique. Ces jeux publics concrétisaient de bons résultats. Ils créaient des liens entre tous les peuples de la même race, et participaient à l’éducation de la jeunesse. Les exercices physiques, la course, la lutte, le pugilat, le tir au javelot, la lance et l’arc, la danse même étaient pratiqués dans tous les gymnases de toutes les cités. L’athlète admis à concourir devait être un homme libre. Les prix ne venaient que des citoyens. Les jeunes tentaient donc d’acquérir toutes les qualités requises pour la présentation au concours. Les peuples étrangers étaient également admis dans ces concours, et leur participation était reconnue très valorisante.

En Grèce, existaient quatre jeux solennels : Les Isthmiques, les Néméens, les Pythiques et les Olympiques.


Tous les trois ans. Les deux premiers se célébraient périodiquement au printemps sur des plaines situées dans l’isthme, près de Corinthe, sur la lisière de la forêt de Némée, dans le voisinage de Delphes, et enfin à Olympie, en Elide. En l’honneur de Neptune, d’Hercule, d’Apollon et de Jupiter.
Vaincre cinq fois. Les Eléens, chargés de la police des jeux, plaçaient chaque peuple autour de la plaine et classaient athlètes et concurrents par catégories. Après le sacrifice offert à Jupiter, les jeux s’ouvraient par le pentathle, réunion de cinq exercices : la lutte, la course, le saut, le disque et le javelot ou le pugilat. Dans ce premier concours, il fallait avoir vaincu dans les cinq exercices pour remporter le prix; une seule défaite suffisait pour s’avouer vaincu.

La course à pied. La course des chevaux et des chars se déroulait sur un ou plusieurs jours. Enfin dans l’intervalle des luttes et des courses, avaient lieu les concours de danse, de musique, de poésie et de littérature. La durée entière de tous ces jeux était de cinq jours. A Olympie, le vainqueur obtenait en récompense une couronne de chêne; dans les autres jeux, il recevait à Delphes, une couronne de laurier, à Corinthe et à Argos, une couronne d’ache. L’athlète couronné aux jeux Olympiques rentrait triomphalement dans sa ville par une ouverture donnée aux remparts.
Femmes romaines

L’interdiction faite aux femmes d’assister aux jeux Olympiques. Avant de combattre, l’athlète se frottait d’huile et s’avançait dans l’arène sans aucun vêtement. Il était défendu aux femmes, sous peine de mort, d’assister aux jeux olympiques, et même de passer l’Alphée pendant tout le temps de leur célébration. Cette défense fut si exactement observée, qu’il n’arriva jamais qu’à une seule femme, une spartiate de transgresser cette loi. Et encore cette femme nommée Callipatira était une Spartiate qui, ayant préparé son fils à combattre, avait voulu, sous un déguisement d’homme être témoin de sa victoire. Le cas fut jugé exceptionnel, et, traduite en jugement, la femme fut acquittée.


Les jeux publics. A Rome ainsi qu’en Grèce, les jeux publics se célébraient durant la belle saison, ils étaient fort nombreux et toujours célébrés en l’honneur de quelque divinité. Mais la politique y prenait autant de part que la religion. Les magistrats, organisateurs de ces jeux, se préoccupaient moins d’honorer les dieux que de gagner les suffrages du peuple. Pour l’organisation des divertissements, ils puisaient à pleines mains dans le trésor public et même certains dépensaient à ce genre de spectacle leur propre fortune. Tellement avides qu’ils ne parviennent pas à réaliser que devenir riche va leur coûter leur liberté.
Rome et son armée d’esclaves. Dans les jeux de la Grèce, c’était des hommes libres qui venaient dans l’arène disputer le prix de l’adresse, de l’élégance, de la Grèce de l’agilité et du courage. Le peuple Romain n’avait sous ses yeux, dans le cirque que des esclaves, des mercenaires et des gladiateurs. Il s’agissait des jeux solennels, voués par le sénat à l’occasion de quelques faits extraordinaires impératifs ou ordonnés par les ministres du culte à la suite de présages menaçants ou heureux.

Combats cruels et mortifères. Ils se passaient en plein air, il s’agissait de toutes sortes de luttes, la course à pied, à cheval et en char. Jeux on ne peut plus cruels, véritable combat à mort entre les adversaires, parfois les combattants étaient aux prises avec les bêtes féroces. Dans ces jeux, la satisfaction du peuple se bornait à suivre les péripéties d’une lutte sanglante. La gloire de la victoire ne sortait guère de l’amphithéâtre, aucun embrasement des cœurs et de ces égorgements barbares, la jeunesse ne retirait aucune leçon de saine moralité.



Sources : Inspiré de Commelin, mythologie grecque et romaine

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