Le poker menteur

Cartes poker

 

Les combinaisons sont les mêmes qu’au poker, mais il n’est tenu compte ni de la séquence ni de la couleur.

 

La partie se joue sur une main unique composée de 5 cartes, qui passe d’un joueur à l’autre, et que chacun peut modifier en prenant autant de cartes qu’il le souhaite jusqu’à concurrence de 4.

 

Les joueurs — de quatre à huit — ont devant eux, au début de la partie, un même nombre de jetons, cinq environ pour quatre joueurs, trois pour huit. Chaque faute leur en coûtera un, qu’ils mettront au centre de la table, dans le pot. Celui qui n’a plus de jeton sort du jeu. Le gagnant est donc le dernier à en conserver : il ramasse le pot.

 

Le premier joueur servi, après avoir ou non modifié sa main en prenant de nouvelles cartes, la passe à son voisin de droite et annonce par exemple : « Une paire de Valets. » Le deuxième joueur peut soit accepter la déclaration et prendre les cartes, soit dire : « Tu mens ! » Dans ce cas, le jeu est étalé; s’il y a mensonge, le menteur paie un jeton; sinon, c’est l’accusateur qui le paie; les cartes sont alors battues et coupées et le joueur suivant reçoit une nouvelle main.

 

Les annonces doivent à chaque fois augmenter d’importance. Ainsi, après une paire de Valets, il faut déclarer au moins une paire de Dames, ou, à la rigueur, une paire de Valets et une carte quelconque.

 

Le nombre de cartes prises par un joueur peut parfois éclairer ses adversaires sur la teneur de son jeu, en particulier son voisin de gauche qui vient de lui passer la main. C’est pourquoi il fera bien de brouiller ses cartes aussitôt reçues afin que ce voisin, qui connaît exactement la disposition de la main, ne sache pas quelles cartes ont été écartées.

 

A la différence du poker, où chacun ne joue que pour soi, il s’établit entre les joueurs des coalitions tacites contre celui d’entre eux qui accumule le plus grand nombre de jetons. Un joueur en possession d’une assez belle main, un brelan de Rois par exemple, peut la passer à son voisin avec une annonce modeste : une paire. Ce voisin la passera au suivant en surenchérissant à peine, même si le brelan s’est transformé en carré, de sorte que le joueur visé, devant l’annonce soudaine d’un carré, sera tenté de dire : « Tu mens ! ».

 

Le bluff qui caractérise le poker tient ici un rôle encore plus important.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.