Réalité et folie

Folie

 

Fiction

La folie ? C’est comme une interruption du fil des souvenirs qui se déroulent dans la vie de quelqu’un que nous connaissons bien. De la réalité des faits à titre de témoin, nous douterons, tout naturellement. Sans pouvoir même avancer qu’il fait preuve de perspicacité. Disant tout simplement, il est fou. Mais il ne faut jamais préjuger, car l’on peut halluciner et dire que la folie s’étend bien au-delà de l’arbre, elle peut cacher une  forêt.

Réalité

Décidant d’un nouvel habit

Subirada, sans le sou, s’accrochait, judicieux, à l’idée du paraître.


Voyeur lui ?

Jamais de la vie ! Quelle humilité d’accomplir des tâches avec déplaisir « afin de mieux vous servir », leur disait-il souvent. Un rôle qu’il lui fallait, chaque jour, tenir, afin de mieux combler en lui-même ce besoin de posséder.

Acteur et or

En cette fin d’après-midi, de la vision abrupte vers son client, Subirada disait : « je suis sain et raisonnable Seigneur, je m’affranchis juste, je ne fais aucun mal à ces riches personnes ».

Environnement unique

Dans la chaleur du soir, qu’avait donc affaire, au troisième, cet homme désinvolte qu’il n’aimait pas. Sa raison fonctionnait mais sa vigilance aussi car il croyait en la Madone : « cache tes larmes, Vénus, vous deux, vous vous ressemblez, c’est perversion génétique absolue. Madone écoute ma plainte, vois, je ferme les yeux », doux empire.

Égarements

Mémoire

Savait-il à quand remontait ce goût du lucre ? Dépossédé, dans ce couloir,  il sentait à l’intérieur de lui un bouleversement violent venu d’ailleurs : « Ces écrins » ?  « Tourne-toi afin que je les vois » :  Subirada s’élevait mais regardait.

La scène

Inconsciente protectrice, incurable… alors, qu’elle roulait indécente, comme une manne autoritaire sur la hanche convoitée… Dieu savait pourtant… Une bouffée délirante le submergea. De cette pièce de lavage, où la chaleur insensée coulait en ruisseau sous les verres cerclés d’écaille de l’homme distingué inscrit dans le registre de l’hôtel, il aurait vendu son âme pour arriver à partir.


De cet amour

Mais il s’égarait, il restait comme un enfant paralysé d’effroi qui n’arrive pas à s’enfuir, exempt du remords, attendant un spectacle plus appuyé. De ces deux, fallait-il qu’il s’en prive ? Permettant à son cerveau désorganisé de survivre ?


Seul, souvenirs

Il n’avait aucun remord, en même temps, qu’une pensée subsidiaire naissait en lui. Avec force, aveugle, impétueuse, destructrice, Subirada ne lâchait jamais. Ses attentes étaient toujours comblées, et monnayées…

Paralysie

Hier, servant à dîner des gens, il les avaient entendu parler devant son client de l’éducation des jeunes. Son client avait feint d’acquiescer. Comment l’important de ces gens ne l’avait-il noyé ?

Déchaîné, tel ce fleuve ayant rompu ses amarres, on dira de lui qu’à force de répéter un conte imaginé par lui-même, à force d’y croire lui-même, c’est un fou. Mais il avait découvert une vérité, la vérité entre un père et sa fille et il allait la monnayer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.