Un chasseur sachant chasser

 

 Pourquoi s’intéresser à l’Australie ? Quelques évidences.

 

Femme Aranda, Alice Springs, 1896
L’Australie est un pays pauvre, de quoi rejoindre un jour la Grêce. Les Aussies ont certains comportements auxquels il faudra nous adapter si nos pas nous mènent en Océanie. Vivre et s’intégrer naturellement à l’environnement est culture Aussie. Il s’agit de tout un art dans la manière de survivre en environnement hostile qui leur fait rejeter les impératifs du secteur industriel.


Selon Atlantico en mai 2013 l’Australie tient sa place dans le tableau de l’économie mondiale. Le positif, elle a bénéficié des hausses sur les matières premières, du grand bond chinois, d’afflux de capitaux considérables, sa monnaie est un refuge anti-inflation. Mais à l’inverse l’économie australienne est enfermée dans une bulle, les salaires et prix des logements sont prohibitifs, le secteur manufacturier n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.

Quelques désillusions sur l’Australie ?

Malgré de fréquentes pluies à Sydney et Melbourne à n’importe quelle période de l’année, ce pays-continent possède des paysages et une faune magnifique, l’omniprésence de verdure, de parcs et de jardins dans les villes.

Pourtant si les Aussies semblent aussi bien lotis en matière de contrées et sympathiques en règle générale, et il faut savoir vivre à l’australienne. Ce pays attire les jeunes, mais les étudiants parlent de nombreuses restrictions : sur l’eau (en période de grande sécheresse des mesures de restrictions sont prises , et comme les australiens sont respectueux des règles ils les appliquent ), sur la nourriture (les commerçants ne rendent pas toujours la monnaie). Le bénéfice serait leur principale préoccupation. ! Quant à l’emploi, les Européens seraient défavorisés car les patrons préfèrent requérir aux migrants des pays pauvres qu`ils peuvent sous-payer.

  1. Communication. Le fait de bien parler anglais facilite un séjour en Australie, surtout dans la quête d’un travail pour ce qui concerne celui des jeunes. Le partage avec les Aussies n’est pas toujours aisé. Ils ont une conception du savoir-vivre très originale : ils maintiennent les distances, une boisson ne sera pas partagée.
  2. ComportementsÉpargnés jusqu’ici par la grande crise économique depuis 2008, en raison des exportations avec la Chine et l’Inde de charbon et de minerais, les « Aussies » sont très conscients de leur valeur principalement de la leur dans le monde du travail. Ils se montreront intransigeants dans les administrations ou dans les transports en commun, ils respectent les règles, pour prendre un exemple, les bus ont des horaires stricts.

 

L’Australie

 

Guerrier aborigène lançant un boomerang.  Qui sont les Aborigènes d’Australie, venus d’Asie il y a 40 000 ans, découverts il y a 200 ans, citoyens australiens depuis 1967 ?

Le sujet est vaste, de l’exclamation de Jules Verne « un singe, voilà un singe ! », à l’image classique des survivants de l’âge de pierre, il y a certes un avancement, et à l’heure où l’Australie nous fascine par ses grands espaces, il est passionnant d’en découvrir les premiers habitants.

Depuis des millénaires, ils connaissent l’art et la manière de survivre dans cette nature hostile qu’ils ont apprivoisée et intégrée dans leur univers si complexe de la vie en général. En leur temps, Claire Ponty et Anne Tardy du Musée en Herbe ont durant des mois sillonné l’Australie pour proposer ensuite un nouveau regard sur cette culture, aux antipodes de la nôtre.

Une manière de vivre

Arpentant au gré des saisons forêts et déserts en quête de gibier, de fruits mûrs de racines et de trous d’eau, les aborigènes tels que les découvrirent les blancs vivaient de chasse et de cueillette. Cinq à six heures de travail par jour suffisaient à assurer leur subsistance. Ils n’atteignent pas même nos 35 heures ! Un mode de vie vraiment spécial à découvrir si vous partez en Autralie.

Ne pratiquant ni l’agriculture ni l’élevage, ni la métallurgie, ni l’art du tissage, les Aborigènes australiens étaient ce qu’il est convenu d’appeler des chasseurs-cueilleurs, assurant leur subsistance grâce à la chasse, à la cueillette des végétaux, à la collecte du miel, au ramassage de petits animaux et de crustacés, et à la pêche.

Les peuples chasseurs-cueilleurs avaient la réputation de mener un mode de vie très difficile, passant la plus grande partie de leur temps à la recherche de la nourriture et ne subsistant qu’au bord de la famine : il n’en est rien, et des études précises, menées tant dans le Nord de l’Australie que dans le Sud de l’Afrique ont dissipé ce mythe. Les peuples chasseurs-cueilleurs, si l’on excepte les régions très difficiles de l’Arctique, assuraient aisément leur subsistance, quelques heures de travail journalier suffisaient : quatre ou cinq dans les cas les plus favorables, peut-être un peu plus en moyenne, mais en tout cas beaucoup moins que nos 35 heures légales…

Découpage d'un dauphin, Port Macquarie. Nouvelle-Galles du Sud, 1920Apprenons à connaître notre planète Terre.

Des études contribuant toujours à dissiper le mythe du chasseur affamé, ont montré, contre toute attente, que ces peuples étaient bien nourris, que leur alimentation était saine. Pourquoi s’en étonner ? La nature fournit en abondance une immense quantité de ressources végétales et animales utiles à l’homme.

Les peuples chasseurs-cueilleurs connaissaient parfaitement la liste des ressources offertes par leur milieu et leurs façons de classifier les espèces animales et végétales, montrant l’étendue de leur savoir naturaliste.

Ils rejettent la transformation

Grâce au très faible niveau de la population, disséminée en petits groupes mobiles d’environ une quarantaine de personnes, leur choix stratégique a été d’exploiter cette variété de ressources plutôt que de transformer radicalement l’environnement naturel au terme d’une agriculture intensive. L’attitude des chasseurs-cueilleurs est de saisir des ressources telles qu’elles se donnent directement dans la nature. L’objet naturel de leurs recherches est toujours ce qui n’a pas été préalablement transformé par l’homme. Cela suppose une certaine adaptation au milieu. C’est la raison pour laquelle les ressources alimentaires varient énormément d’une région à l’autre de l’Australie.

Dans le Centre et dans l’Ouest, très désertiques, la faune est pauvre : le meilleur chasseur est souvent celui qui a abattu quelques kangourous pendant l’année ; aussi ce n’est pas la chasse qui fournit l’essentiel de l’alimentation mais les graines de certaines graminées sauvages. Ces graines sont récoltées à la main, en les arrachant ou en les balayant sur le sol, elles sont réduites en farine en les écrasant sur une longue pierre plate oblongue et au moyen d’une petite pierre tenue à la main ; cette farine est mélangée à de l’eau et cuite pour faire des bouillies ou des sortes de galettes.

Il est important de savoir que toutes ces techniques, longtemps considérées à tort comme des techniques de l’agriculture, ont été pratiquées par les chasseurs -cueilleurs ; elles l’ont été en Australie longtemps avant l’invention de l’agriculture, puisque certaines de ces pierres plates utilisées pour moudre les graines ont pu être datées par l’archéologie de plusieurs millénaires avant – 10 000 ans.

Un exemple de frein à nos activités excessives, génératrices de stress

Dans le cœur désertique de l’Australie, on estime que la cueillette de graines et autres produits végétaux fournit jusqu’à 70 % de l’alimentation. Dans le Nord tropical, on trouve moins de graines mais plus de fruits et de tubercules, ainsi différentes espèces d’ignames sauvages : elles sont déterrées au moyen d’un bâton que l’on appelle bâton à fouir ; si la cueillette, c’est-à-dire l’acquisition, est facile, la préparation culinaire est, comme dans le cas des graines, plus complexe car la plupart de ces tubercules contiennent du poison et il faut les découper en tranches et les faire macérer longtemps dans l’eau pour les débarrasser de leur substance toxique avant de pouvoir les consommer.

Pourquoi ne pas prendre modèle sur ces peuples Aborigènes ?

Sources : Australie noire, série monde.

4 réflexions sur “Un chasseur sachant chasser

  1. Super intéressant ce nouveau blog. J'ai pas mal de jeunes dans mon entourage qui ont choisi l'Australie pour s'expatrier un an voire plus si affinité et bien souvent ils sont conquis!!!Je te remercie pour l'intérêt que tu portes à l'annuaire pour les Nuls.Bonne fin d'après-midi.Bises.Domi.

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  2. cet article m'a appris plein de choses! un vrai voyage 🙂 et ton nouveau design est splendide !!! tous ces nuages qui défilent et cet oeil dans cette sphère wahouu bizzz bon samedi

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