Etymologie

 

Le nom générique de camphres s’applique aux divers composés qui représentent les cétones correspondant aux alcools secondaires appelés camphols.

Les camphres se rencontrent dans les essences de diverses plantes, notamment dans celles de Camphrier, de matricaire, de romarin, d’aspic, de tanaisie, etc.

 

LE CAMPHRE DU JAPON

 

Le camphrier est l’arbre emblématique de la ville de Hiroshima. Le premier, avec le Ginkgo biloba, à avoir repris après le bombardement atomique…  

 

Le camphre du Japon est la partie cristallisable de l’essence retirée par distillation du bois du camphrier du Japon (Cinnamomum camphora, Camphora officinarum Nees (Laurus Camphora L.) (Lauracées). Le port de cet arbre ressemble assez à celui du tilleul. Il est répandu dans l’Asie Orientale et principalement en Chine et au Japon.

 

Pour obtenir le camphre de cet arbre, on réduit le tronc, les branches et les racines en copeaux. On les fait bouillir avec de l’eau dans des pots de fer recouverts de chapiteaux, garnis intérieurement de paille de riz, sur laquelle le camphre vient se condenser ; on le recueille, et on l’envoyait autrefois en Europe à cet état de camphre brut : il est alors en grains grisâtres, plus ou moins sales, agglomérés, huileux et mêlés d’impuretés.

 

Le Japon purifie la majeure partie du camphre commercial. Il existe cependant des raffineries de camphre en Amérique et en Europe. Le camphre brut y arrive dans des tonneaux en bois ou dans des caisses doublées de plomb  il renferme un peu d’eau, des débris de bois et d’autres impuretés, ainsi que de l’essence de camphre.
Afin d’en extraire l’essence et l’eau, on le centrifuge. Puis on le soumet à l’action de presses hydrauliques. Ou alors, on le fait cristalliser dans le benzène. Le camphre ainsi purifié est ensuite sublimé dans des vases de verre ou des marmites de fer. Avant de pratiquer cette sublimation, on ajoute au camphre un peu de chaux, de charbon de bois ou de limaille de fer, afin que le produit raffiné soit blanc et transparent.

La production du camphre au Japon et à Formose, en 1911, atteignait 13 à 14 millions de tonnes par année.

 

PROPRIÉTÉS DU CAMPHRE NATUREL

 
 

A petite doses, le camphre naturel stimule le système vasculaire et nerveux avec – au début – une exaltation psychique (délire), après quoi se manifeste son action sédative et stupéfiante.

Voie hypodermique. Administré par cette voie, le camphre, et c’est là sa principale indication, se montre supérieur à l’éther pour combattre le collapsus et l’atonie du myocarde. A hautes doses, c’est un excitant qui peut s’avérer dangereux (convulsions suivies de paralysies et de coma parfois mortel). En injections hypodermiques (solution huileuses ou éthérées à 1/5 et 1/10), il ne faut pas dépasser la dose de 1 g par jour administrée en plusieurs injections. Chez les enfants, on prescrit de 0,01 à 0,02 g par année d’âge.

Soigne la cystite. Le camphre a la faculté de calmer ou de prévenir certaines cystites, surtout celles dont les cantharides sont responsables ; aussi les praticiens font-ils saupoudrer de camphre les vésicatoires. Le camphre est antiseptique (faiblement). Quant à son action anaphrodisiaque, elle est sujette à caution.
 
 

INCOMPATIBILITÉS

 
 
Antipyrine, chloral, naphtol, phénol, acide salicylique, résorcine, menthol, salol, etc. Le camphre donne avec des produits un mélange liquide ou pâteux.
   
poudre, eau, eau-de-vie, alcool, baume, vinaigre, cigarettes, pommade, huile camphrée, teinture d’opium camphrée, solution huileuse injectable de camphre.
 
 
 
 
 
 
 
 Sources : Dorvault

 

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