Une explication scientifique, ou tout au moins satisfaisante est possible grâce aux résultats thérapeutiques observés. Ces derniers n’ont été possible qu’avec un usage bien compris des végétaux.   Des affections les plus diverses ont subi d’étonnantes guérisons, spectaculaires, d’aucuns parleraient de miraculeuse. Des chercheurs, hygiénistes, phyto-aromathérapeutes, ont effectués de nombreuses recherches et réalisé de multiples travaux et expérimentations afin de percer toujours plus avant la composition et les secrets des plantes,

 

Ail et clou de girofle

Ainsi,  a-t-on pu, peu à peu, découvrir que l’ail contient deux principes antibiotiques (allicine et garlicine) puissants contre le staphylocoque (L. Binet), qu’un seul clou de girofle a des propriétés antiseptiques telles qu’il permet de conserver du bœuf bouilli pendant 24 heures.

Girofle, thym, sarriette, cannelle

L’usage universel de ces aromates phénoliques ou aldéhydiques (*)  est d’ailleurs connu empiriquement dans l’alimentation depuis toujours, surtout dans les pays tropicaux où les fermentations intestinales peuvent revêtir des formes très graves.

L’essence de thym

On sait déjà, depuis un certain nombre d’années, que l’essence de thym possède de nombreuses vertus. Elle détruit le bacille du charbon, le bacille d’Eberth – agent de la typhoïde – le bacille de la morve, le staphylocoque, le bacille de Löffler (diphtérie), le méningocoque et le bacille de Kock, responsable des lésions tuberculeuses, lui-même. Chamberland en 1887, Cadéac et Meunier en 1889 ? plus près de nous, les Professeurs Courmont, Morel et Rochaix l’ont démontré pour toutes les variétés.

L’essence de thym, pour Meyer et Gottlieb, a un pouvoir antiseptique supérieur à celui du phénol, longtemps considéré comme le type même de l’antiseptique.

Lorsqu’on écrit « agent » de la typhoïde et, pour le bacille de Koch, « responsable » des lésions tuberculeuses, il convient de comprendre « rencontré » dans la typhoïde ou la tuberculose. En effet, pour eux – comme pour beaucoup d’autres, faut-il le rappeler – un microbe n’est pas toujours la cause d’une maladie. Elle n’est généralement que le simple témoin d’une déficience de l’organisme atteint. Des voix plus autorisées que la leur ont, comme on le sait, depuis longtemps insisté sur ce point :

le microbe n’est rien, le terrain est tout.

 

Guérison de la tuberculose avec l’usage des plantes

Parmi les médecins, les infirmiers, les infirmières qui ont soigné ou donnent leurs soins à des tuberculeux ou à des poliomyélitiques, il ne se trouvera en effet qu’une minorité pour contracter l’affection. Il semble logique d’admettre que les victimes ont en réalité pâti d’un fléchissement de leur état général, lequel a permis au bacille de Koch ou au virus de la poliomyélite de s’implanter et de proliférer sur leurs tissus … Les preuves à l’infini pourraient être avancées : « l’homme fait ses maladies par ses propres moyens physiologiques », disait d’ailleurs René Leriche.

Dans les maquis de la Résistance de 1942-1945, ils racontent encore qu’ils ont connu un Alsacien d’un état général médiocre, porteur de lésions pulmonaires tuberculeuses bilatérales. Son séjour forcé au grand air, dans les forêts, par tous les temps, l’a guéri complètement, sans aucun soin, de sa tuberculose.

Par ailleurs, des exemples sont nombreux de tuberculoses, choisis parmi les plus graves. Le simple usage des essences et médications biologiques a guéri la tuberculose sans qu’intervienne la moindre thérapeutique chimique ou antibiotique moderne. Les sanatoriums ont-ils jamais été élevés en pleine agglomération parisienne ou lyonnaise ? Ne les voit-on pas s’ériger au milieu des sapins ou dans une campagne dont l’air est reconnu très sain ? C’est-à-dire probablement grâce à un contexte végétal salutaire particulier ?

« Il ne suffit pas, lisons-nous dans la thèse du Docteur A. Azaloux qu’un microbe ait envahi l’organisme pour que l’infection se produise. Celle-ci exige certaines conditions favorisantes qui tiennent, soit à la virulence soit à la qualité des microbes, soit à la porte d’entrée, soit enfin à la résistance plus ou moins grande du terrain, c’est-à-dire l’organisme.

***
 

On accorde aujourd’hui une grande importance à la résistance de l’organisme, au terrain.

L’infection, en effet, ne résulte pas seulement de la pénétration d’un microbe dans l’organisme, mais il faut aussi que ce germe trouve un terrain de culture favorable qui lui permette de vivre et de se multiplier. Il est bien certain que, sans cette résistance naturelle de l’organisme, l’espèce humaine disparaîtrait rapidement : le bacille de Koch, dont la plupart des auteurs admettent aujourd’hui une primo-infection obligatoire, aurait depuis longtemps eu raison de l’homme.

Sans remonter dans l’histoire des épidémies bien au-delà des temps modernes, on parlera de la peste. On sait que la grande peste du XIV è siècle, si effrayante qu’on l’appela la mort noire, enleva en peu d’années 80 millions d’hommes en Europe. L’humanité a triomphé de cette peste. « Prélude. On pouvait craindre que la race humaine ne fût anéantie par de telles hécatombes. Et pourtant pas une seule des populations ainsi décimées n’a disparu ».

Les aromates, très fréquemment utilisés, c’est-à-dire leurs essences, y étaient certainement pour quelque chose. Ceci fût prouvé.

 

 

 

(*) C’est-à-dire des aromates contenant surtout des phénols ou des aldéhydes, constituants des plus antiseptiques.

 

 

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