Pour maintenir le niveau d’une nappe malgré les besoins grandissants dans des zones très urbanisées (Lyon, Nancy, région parisienne), une solution technologique tend à se développer : il s’agit de la réalimentation artificielle de la nappe.

 

oiseau bec rouge

 

« La nappe de craie à Croissy alimente 500 000 habitants, c’est-à-dire une vingtaine de communes dont la ville de Versailles. Cette nappe superficielle, alimentée par les eaux de pluie et par les infiltrations de la Seine, est protégée par une couche de sable et de graviers. Au fil des années, d’une part l’augmentation des besoins, d’autre part l’imperméabilisation des sols consécutive à la forte urbanisation ont provoqué un déséquilibre entre les deux sources d’alimentation de la nappe. L’apport des eaux de Seine a considérablement augmenté mais ces eaux sont de plus en plus polluées. La solution adoptée en 1969 fut de réalimenter la nappe avec une eau de qualité.

Après plusieurs traitements, l’eau de Seine est envoyée dans des bassins où elle s’infiltre à travers sables et graviers à la vitesse de 1 m par jour. Cette lente filtration assure une épuration biologique comparable à celle qui se produit normalement dans le sol. Grâce aux quinze hectares de bassins ainsi aménagés, 15 000 m3 d’eau sont renvoyés quotidiennement dans la nappe.

Ces procédés de réalimentation de la nappe sont d’une grande souplesse. Il est possible de moduler les débits de réalimentation en fonction des pompages d’une part et des précipitations de l’année d’autre part ».

 

Rédigé par Geeeen

Geneviève Chatillon, - Géologie, récits de voyages - Planète Terre. Blog non professionnel

(5 commentaires)

  1. Le 18 décembre 2009 à 13:33 – leblogababaIl va bien falloir faire attention.Il faudrait faire de la sensibilisation en passant quelques reportages sur l'eau au Sahel,nous sommes nantis et on ne se préoccupe pas de ce problème!

  2. Le 18 décembre 2009 à 14:19 – musicalementjjycTrès intéressant comme d'habitude. Très belles photos également. Merci et bonne journée.

  3. Le 19 décembre 2009 à 01:38 – bercheBonsoir ,bonjour, je sais plus trés bien, comment allez-vous chère amie ?Votre article désaltère les neuronnes et l'iris de mes yeux. Merci ,il est urgent d'apprendre à gérer rapidement tousles paramètres de Dame Nature avant de devenir ce qu'on aurait toujours du rester , son serviteur aimant…Je vous baise les deux main si vous le voulez bien…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.